“Un impôt sur les grosses fortunes”

Ch. C. Publié le - Mis à jour le

Belgique

Les syndicats affinent leurs arguments en prévision du plan de relance de l’économie

BRUXELLES Il s’y est engagé. Et il n’y coupera pas. D’ici la fin juillet, Elio Di Rupo (PS) devra avoir peaufiné un véritable plan de relance de l’économie belge. Or, les marges budgétaires pour le financer font cruellement défaut. Flamands et francophones sont loin d’être à l’unisson. Et les syndicats, eux, sont décidés à en obtenir des réformes majeures.

C’est d’ailleurs tout le sens d’une sortie de ces derniers en front commun FGTB-CSC, ce mardi. Les syndicats socialiste et social-chrétien y affinent leur discours et leurs revendications en vue d’un débat qui s’annonce délicat.

Tous deux se rejoignent notamment sur l’exigence de voir instaurer un impôt sur les grosses fortunes, même s’ils demeurent évasifs sur ce qu’ils entendent par là, ne fût-ce qu’au niveau des montants pris en compte. Ils réclament également une progressivité des impôts “plus forte et plus équitable” qui “touche moins les revenus du travail” .

Outre le maintien de l’indexation automatique des salaires ainsi qu’une indexation des allocations sociales, ils veulent également un accord sur une liaison au bien-être de celles-ci “pour le 15 septembre” , ainsi qu’un “suivi plus strict de l’évolution des prix et du contrôle des marges bénéficiaires” .

La FGTB et la CSC demandent aussi la mise en œuvre d’“investissements publics stratégiques, notamment dans les énergies renouvelables et la mobilité” pour “créer des emplois de qualité, en particulier pour les demandeurs d’emploi confrontés à une réglementation de chômage injuste et inacceptable” .

De son côté, la CGSLB a pris le contrepied de ses rivaux, estimant qu’au lieu d’un plan de relance, il vaudrait mieux “installer un climat de confiance et créer des emplois” , notamment avec des aides à l’innovation…



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