Belgique

"L'un ou l'autre" conducteurs de train du dépôt de Namur ont rejoint le mouvement de grève parti vendredi matin du dépôt de Welkenraedt, a indiqué vendredi vers 15h30 un porte-parole de la SNCB, Thierry Ney. 

L'impact sur le trafic à l'heure de pointe du soir n'est pas encore connu mais "on fait le maximum pour assurer le service", précise-t-il. Vendredi matin, une grosse dizaine de conducteurs du dépôt de Welkenraedt ont débrayé de manière spontanée. Le groupe, qui n'est pas issu d'un syndicat particulier, proteste contre un accord intervenu mercredi en sous-commission paritaire sur la revalorisation du poste de conducteur de train, revalorisation qui s'accompagnerait d'une nouvelle hausse de la productivité.

La proposition doit encore être approuvée le 11 juillet prochain, mais la CSC Transcom et le SLFP ont déjà donné leur approbation, laquelle suffira à atteindre la majorité des deux tiers requise. La CGSP Cheminots doit encore consulter sa base avant de se prononcer.

Seul le syndicat non reconnu Metisp-Protect soutient totalement l'action de grève malgré son caractère sauvage.

A la mi-journée, 14 trains avaient été supprimés au total. Les lignes perturbées sont Eupen-Bruxelles-Ostende, Welkenraedt-Bruxelles-Courtrai et Spa-Géronstère-Aix-la-Chapelle.

En début d'après-midi, la SNCB a appris qu'une minorité de conducteurs du dépôt de Namur avaient décidé d'imiter leurs collègues de Welkenraedt, mais la société ferroviaire tente de trouver des solutions pour que le trafic se poursuive le plus normalement possible. D'après Metisp-Protect, quelques conducteurs de Ottignies et Forest se sont aussi joints au mouvement, tandis qu'à Charleroi certains ont préféré se porter malade pour éviter les sanctions.

La majorité des conducteurs travaillent normalement.