Belgique

Le parlement de la Communauté française a adopté jeudi après-midi à l'unanimité le décret "fusion" qui intègre la faculté des sciences agronomiques de Gembloux à l'université de Liège et crée une nouvelle université de Mons par la fusion de l'université de Mons-Hainaut et de la faculté polytechnique de Mons


BRUXELLES La ministre de l'Enseignement supérieur Marie-Dominique Simonet justifie l'intégration de Gembloux à Liège (ULg) par la complémentarité des deux universités, une complémentarité qui nécessite la création d'une seule institution dans le cadre d'un espace européen de l'enseignement supérieur largement ouvert.

Un organe de gestion sera créé au sein de l'ULg, qui reprendra la charge précédemment assurée par la faculté de Gembloux et le Conseil d'administration de Liège sera adapté. Une convention doit être signée avant le 31 décembre 2008.

Complémentarité également à Mons, pour ce qui concerne l'enseignement et la recherche. Les accords de partenariat actuels déboucheront sur la fusion pure et simple, dans la foulée de l'intégration récente de l'école des traducteurs internationaux à l'université Mons-Hainaut et à l'habilitation conditionnelle en architecture.

Pour réaliser la fusion, une nouvelle institution de statut public est créée: l'université de Mons, qui succède à l'actuelle université de Mons-Hainaut. La faculté polytechnique (aujourd'hui institution libre non confessionnelle) vient ensuite s'insérer dans cette institution nouvelle. Les structures seront adaptées pendant une période transitoire et une convention devra ici aussi être conclue avant le 31 décembre.

La restructuration de ces institutions entraîne une révision des habilitations attribuées aux institutions universitaires; elle concerne les quatre institutions impliquées mais aussi d'autres institutions universitaires.

Le décret élaboré par Mme Simonet entend également refinancer les universités à hauteur de 30 millions d'euros indexés pour les allocations de fonctionnement.

Ce refinancement devra permettre de rattraper l'écart existant avec le financement moyen de l'enseignement supérieur en Europe (la Communauté est à 92% de cette moyenne) et est étalé sur 8 ans.

© La Dernière Heure 2008