Belgique

Il assure toutefois qu'il assumera sa tâche avec conviction


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Passation de pouvoir

PDF: La déclaration gouvernementale


Vraiment rien ne réussi à Yves Leterme


Vervotte attaque le VLD et Didier Reynders


BRUXELLES Le premier ministre Herman Van Rompuy veillera à ne pas créer de grandes attentes et à engranger des résultats de manière graduelle, a-t-il indiqué mercredi devant les caméras de la RTBF et de RTL, pour sa première interview en tant que premier ministre. Le successeur d'Yves Leterme dit avoir finalement accepté ce poste - qu'il refusait jusque là - pour la bonne raison qu'il n'y avait plus d'alternative au sein de son parti, le CD&V.

"Sans cela, le poste serait revenu à un autre parti, ce qui aurait été inacceptable pour le CD&V", a-t-il souligné. Il assure toutefois qu'il assumera sa tâche avec conviction, dans un style qui sera "moins spectaculaire que celui de Guy Verhofstadt, moins bruyant que celui de Jean-Luc Dehaene, plus dans le style de Wilfried Martens".

Lui qui avait répété à plusieurs reprises que la politique n'était pas "tout dans la vie" prévient qu'il ne travaillera pas sur le même rythme qu'un Verhofstadt. "On peut organiser sa vie d'une autre façon, même en ayant des fonctions importantes". Sur sa capacité à engranger des résultats concrets dans les domaines qui paralysent la vie politique belge depuis de nombreux mois, Herman Van Rompuy, fidèle à son image de "sage", annonce qu'il avancera "pas à pas, sans créer de grandes attentes". Sa conviction est qu'"avec une méthode graduelle, on arrivera à des résultats".

Comme le prévoit l'accord engrangé par "l'explorateur" Wilfried Martens vendredi dernier avec les présidents des partis de la majorité, Herman Van Rompuy a l'intention de mener son gouvernement jusqu'à la fin de la législature, en 2011. "Nous essayerons de faire le parcours jusqu'en 2009... pardon, 2011", a-t-il dit, rectifiant un lapsus révélateur des doutes subsistant au sein de l'opposition sur la capacité de son gouvernement à franchir le cap des élections régionales de juin 2009.

Sur le plan budgétaire, Herman Van Rompuy a déjà annoncé son intention, après une première année de "relance" de l'économie, d'en revenir à l'équilibre de manière structurelle. Quant aux tensions au sein de son parti, qui se sont cristallisées à travers le refus d'Inge Vervotte de monter dans son gouvernement, Herman Van Rompuy constate une divergence de choix. "Je respecte son choix, ses sentiments, mais le pays doit être gouverné, c'est ça mon choix", a-t-il dit. Il reconnaît cependant que la situation au CD&V est "difficile", en l'absence de trois personnalités (Yves Leterme, Jo Vandeurzen et Inge Vervotte) dans son gouvernement.

© La Dernière Heure 2008