Belgique L’opérateur, autant victime que ses clients, est devant un cas de force majeure, imprévisible.

Une cabine incendiée en gare de Namur la semaine dernière, puis des câbles coupés ce week-end, à Gosselies et Tamines, impactant un gros millier de clients, privés, de longues heures durant, de réseau : les actes de vandalisme perpétrés sur les installations de nos opérateurs Télécoms (en l’occurrence, deux fois Proximus) se bousculent au calendrier.

Si le mobile reste flou (la police a évoqué la possibilité que les vandales aient agi afin de perturber les systèmes d’alarme de commerces), certaines questions persistent. Notamment dans le chef d’indépendants qui, sans Internet ni téléphonie (fixe ou mobile), n’ont pu exercer leur activité durant le week-end.

Si les connexions de clients de diverses communes situées dans la province de Hainaut avaient déjà été rétablies dimanche à la mi-journée, tel n’était pas ler cas, hier matin, des habitants de Fleurus, Moustier-sur-Sambre, Mellet, Tamines, Sombreffe et Tilly. Leur situation a été rétablie à mi-journée, tandis qu’environ 150 lignes Proximus ont dû patienter jusqu’à la fin de journée.

Les personnes qui s’estiment lésées, tant par la panne que par la durée du rétablissement, sont-elles en droit de se retourner contre leur opérateur et de lui réclamer une compensation ?

A priori, non. Proximus se trouve ici devant un cas de force majeure indépendant de sa volonté et imprévisible. Exactement comme si une force de la nature avait perturbé son réseau.

Qui plus est, "nous avons, au plus vite, concentré nos ressources sur le rétablissement de la panne pour l’ensemble des clients impactés, le plus rapidement possible", précise l’opérateur.

Même si l’opérateur est assuré contre ce genre de désagréments, la démarche est coûteuse. "Il nous faut faire appel à des équipes internes, comme à des prestataires de services externes." Qui plus est, en week-end.

Dernier élément : la cabine saccagée était bien placée sous vidéosurveillance. Les images ont été transmises aux autorités. Si identification il y a, et que la culpabilité des auteurs est établie, rien n’empêchera les clients lésés de se retourner contre… les auteurs.