Belgique

Les récentes attaques à Liège reposent la question de l'aménagement des congés pénitentiaires. Cette formule avait été lancée par Koen Geens il y a un an pour entrer en vigueur dès juillet 2017. 

Aujourd'hui, le sujet fait débat...

La DH avait mis la main sur cette circulaire  en juin 2017.

On vous expliquait qu'une nouvelle mesure choc entrait en vigueur: celle des congés pénitentiaires prolongés.

Ce texte, pensé par Koen Geens, détaillait que les détenus condamnés à des peines allant de 3 à 10 ans peuvent bénéficier de congés. Lesquels d'entre eux? "Les condamnés qui ressortent d’une des quatre catégories reprises dans les instructions particulières relatives à l’extrémisme; les condamnés qui subissent une ou plusieurs peines pour des faits de mœurs; les condamnés dont le montant total des peines excède 10 ans d’emprisonnement principal effectif et enfin, les condamnés qui subissent une peine de réclusion criminelle", lit-on dans cette note interne.

Concrètement, le ministre de la Justice Koen Geens inventait la détention une semaine sur deux. Les détenus qui étaient autorisés jusqu’ici à prendre maximum trois fois 36 heures de congés, soit quatre jours et demi dehors, peuvent rentrer chez eux une semaine sur deux ! "Le congé est accordé par périodes alternatives de 7 jours (7 jours de congé, 7 jours de détention)", précise la note interne envoyée aux directions d’établissements.

Le but était de diminuer le nombre de détenus dans les prisons mais, ironie du sort, les détenus qui en bénéficient ne siègent pas dans les prisons souffrant d'un manque de places...