Belgique

L'IBPT, le régulateur des télécoms et services postaux, s'est doté d'un plan stratégique pour 2017-2019 qui mise sur plus de concurrence, évoquent Le Soir et L'Echo jeudi.

Alors que les prix du mobile ont bien diminué ces dernières années, "les tarifs belges (pour le fixe comme internet et packs, nldr) sont supérieurs à la moyenne européenne", indique Michel Van Bellinghen, le nouveau président du conseil de l'IBPT,

Une situation résultant du duopole sur le marché partagé entre Proximus et Voo/Telenet, mais vouée à évoluer avec l'arrivée d'Orange sur le fixe il y a un an. "Le pourcentage de clients qui quittent leur opérateur a augmenté", note dans Le Soir M. Van Bellinghen avec satisfaction. "On a besoin d'un troisième acteur si possible avec son propre réseau et à défaut avec le réseau d'un autre", poursuit-il. Orange a demandé à Proximus de pouvoir coinvestir avec lui afin d'avoir un accès garanti à ce réseau. L'opérateur historique a refusé, mais tout n'est pas figé. Le régulateur pourrait imposer un cadre favorisant ce type de collaboration encouragé par l'Europe.

L'IBPT va proposer au marché plusieurs options dont le coinvestissement qui "prendra une place importante car c'est un mécanisme qui permet d'augmenter les investissements et qui répond à notre volonté d'avoir plusieurs opérateurs sur ce marché", annonce M. Van Bellinghen.

En ce qui concerne les services postaux, le plan stratégique évoque aussi une réduction de la position monopolistique de bpost en vue d'ouvrir la porte à de nouveaux acteurs potentiels, comme dans l'e-commerce, relève L'Echo.