Belgique

L'abattoir Adriaens à Zottegem dispose depuis vendredi d'un nouveau conseil d'administration qui ne reprend désormais aucun membre de la famille Verbist. 

La structure de Zottegem est en effet une filiale du groupe Verbist à Bastogne, suspecté de fraudes dans son traitement de la viande. En coupant les liens avec la maison mère, Adriaens espère récupérer des clients comme Delhaize, Colruyt et Carrefour. Adriaens a souffert des remous causés par l'affaire Veviba à Bastogne. L'entreprise, implantée à Velzeke, commune de Zottegem, a été reprise il y a quelques années par Veviba. Delhaize, Colruyt et Carrefour ne voulaient plus figurer parmi ses clients.

En remodelant le conseil d'administration et en réaffirmant ainsi l'autonomie de l'abattoir, le CEO d'Adriaens, Pascal De Clerck, veut convaincre les supermarchés de revenir. Verbist reste bien propriétaire de l'entreprise, mais n'aura désormais plus rien à dire sur le terrain.

La société a besoin des supermarchés. "Nous abattons aujourd'hui quelque 1.200 bœufs par semaine pour d'autres clients. En ajoutant les supermarchés, nous étions l'an passé à 1.700 bêtes par semaine", explique M. De Clerck.

Ce dernier espère pouvoir à nouveau livrer les grandes surfaces d'ici l'été. Rien n'est moins sûr cependant. Carrefour, par exemple, a fait savoir qu'il attendait les résultats de l'enquête sur Veviba. "Aucune décision n'a été prise", a fait savoir un porte-parole du groupe français, qui précise que Carrefour n'a jamais eu de problèmes avec Adriaens.