Belgique

Nous avons pu consulter le rapport établi par l’Agence de sécurité alimentaire

Ce n’est que ce lundi en fin d’après-midi que les parlementaires ont pu obtenir le rapport commandé par le ministre Denis Ducarme à l’Afsca suite au scandale Veviba. Un rapport dans lequel le ministre exigeait un compte rendu complet du travail effectué par l’Agence de sécurité alimentaire chez Veviba ces deux dernières années.

Nous avons su obtenir copie de ce rapport confidentiel qui sera débattu mercredi matin au parlement.

Premier constat : non, l’Afsca n’a pas fait correctement son travail comme on a pu l’entendre ce lundi suite à une fuite de quelques extraits du rapport dans la presse flamande.

Nous constatons plutôt, à la lecture de 4.000 pages (annexes comprises) que l’Afsca n’a, en réalité, guère exercée de contrôles approfondis au sein de l’entreprise Veviba ces deux dernières années. Certe, des informations ont été transmises à la justice mais cela ne signifie pas que l’Afsca ait entrepris de réaliser plus de contrôles chez Veviba, malgré la plainte émanant du Kossovo.

Deuxième constat : l’Afsca fait son mea culpa. En pages 2 et 3 du rapport, le directeur de l’Agence, Herman Diricks, avoue qu’un cas comme celui de Veviba montre les limites de l’approche réalisée par l’Afsca. “ Nous devons dès lors effectivement repenser la manière dont nous allons aborder dans le futur, les enquêtes relatives aux fraudes telles que celle-ci. Nous demandons dès lors que l’audit annoncé de l’Afsca prenne également ces aspects en compte ”.

Le directeur de l’Agence reconnaît également qu’il faudrait optimiser la collaboration entre les différents services d’inspection et les services judiciaires. Et d’ajouter que la “synthèse entre trois aspects complexes (techniques, juridiques et de communication) pose clairement problème dans la gestion de tels dossiers et il est évident que des améliorations en la matière peuvent être mises en oeuvre”.

L’Afsca ne conteste donc pas l’utilité d’un audit. Audit réclamé par Denis Ducarme semaine dernière au parlement.

Le rapport suite au scandale Veviba dans son intégralité