Belgique

Trump aurait-il eu raison de traiter Bruxelles de trou à rats et Erdogan aurait-il eu raison d’inviter le bourgmestre Mayeur à sortir les balais ?

Sur base de la visite effectuée vendredi et des documents fournis par la suite, les syndicats ont décidé lundi de remettre un avis négatif concernant le site prévu pour l'entraînement spécial du 17 mai prochain, en vue de la visite du président américain Donald Trump le 24 mai, a indiqué Frédéric Fortunato, permanent SNPS. Un Comité supérieur, avec entre autres l'autorité fédérale, est prévu cette semaine pour préparer la gestion du personnel autour de cette venue. L'entraînement est prévu sur le plateau du Heysel, plus précisément à l'ancien Palais 9, à l'ancien hôtel Ibis, et au village Bruparck. Il vise entre autres à améliorer la coordination entre les différentes polices mobilisées.

Dans l'hôtel, les syndicats ont constaté des débris de verre et des fientes. Les tables du Palais 9, où les policiers doivent manger, sont aussi recouvertes d'excréments d'oiseaux. Il manque des documents de conformité, notamment pour l'amiante et l'électricité. En l'état, les syndicats ont rendu un avis négatif. Le conseiller de prévention a par ailleurs listé différentes conditions à réaliser pour obtenir un avis favorable. L'autorité peut décider de corriger les éléments reportés et de maintenir l'exercice. "Si l'exercice vient à être annulé, cela n'aura pas non plus de grandes conséquences sur la prestation du personnel du 21 au 25, car tout le personnel n'était pas prévu pour l'exercice, il ne va pas refléter toutes les situations à gérer durant ces 4 jours et il faut surtout du temps pour apprendre à faire quelque chose correctement", estime Frédéric Fortunato. "Certaines parties de l'exercice sont faisables. Il y a notamment sur le site un terrain de football qui pourrait accueillir les policiers sans danger".


Le sommet de l'Otan réunira les chefs d'Etat à Bruxelles les 24 et 25 mai. La visite du président américain s'accompagne de nombreuses manifestations contre sa politique. La venue du président turc Recep Erdogan au même moment est aussi susceptible de mobiliser en rue des contestataires. Frédéric Fortunato a souligné les carences au niveau de l'entraînement et a fait part de ses inquiétudes concernant la gestion des manifestations périphériques.