Belgique La compagnie irlandaise invoque les conditions climatiques et la grêve des contrôleurs aériens français.

Depuis ce week-end, la compagnie à bas prix Ryanair est dans l’œil du cyclone des passagers.

Et si ce n’est pas Irma, ni même Harvey qui est en cause, c’est bien la météo qui est invoquée comme raison première par Ryanair. De nombreux vols ont en effet été annulés, au départ de Bruxelles, de Charleroi et d’autres villes européennes, où les conditions climatiques n’empêchaient cependant ni le décollage ni l’atterrissage. Pour les passagers, les excuses de Ryanair ne tiennent donc pas… la route.

"On comprend la colère des passagers", reconnaît-on chez Ryanair. "Mais il faut aussi comprendre le schéma de fonctionnement de notre compagnie. Si on prend un vol Bruxelles-Pise, annulé en raison de la météo, cela peut avoir un impact sur un vol Santander-Bruxelles. En effet, nos avions effectuent des rotations et de Bruxelles à Pise, il peut ensuite effectuer un vol de Pise à Santander, puis de Santander à Bruxelles. Les destinations non touchées par les conditions climatiques ne peuvent dès lors être desservies en raison de ces rotations."

Ryanair réfute donc tout manque de pilotes, comme cela a été évoqué plusieurs fois en ce début de semaine. "Nous ne manquons pas de pilotes. Au contraire, nous avons en permanence 200 pilotes en stand-by dans les aéroports que nous desservons. Cependant, ils ne sont pas toujours à l’endroit où se pose le problème. Un pilote en stand-by à Charleroi ne sera en effet d’aucune utilité si l’on a besoin de lui dans une autre ville."

Quant aux problèmes rencontrés en ce début de semaine, ce n’est pas la météo qui est en cause mais la grève des aiguilleurs français, hier. "Cela a entraîné aussi de nombreuses annulations en cascade. C’est le même principe qu’en cas de perturbations climatiques. Si un vol est annulé vers la France, cela peut avoir des répercussions sur des vols vers ou en provenance d’autres destinations."

Pour les passagers restés bloqués, des solutions sont certes proposées, mais elles ne permettent pas de satisfaire tout le monde. "Nous offrons la possibilité d’un remboursement intégral du billet en cas d’annulation. Pour ceux qui le souhaitent, nous proposons aussi un itinéraire bis, sans frais supplémentaires. Enfin, il y a aussi la possibilité d’embarquer sur le vol suivant, aux mêmes conditions que la réservation initiale. Mais, étant donné que nos avions affichent un taux de remplissage de 80 à 97 %, ce n’est pas la solution la plus facile à mettre en place."