Belgique

Si l'augmentation des populations de poissons exploités commercialement est une bonne nouvelle, la biodiversité de la partie belge de la mer du Nord reste menacée. Le nouveau plan d'aménagement des espaces marins doit être beaucoup plus ambitieux, réclame le WWF, qui vient de lancer une campagne pour inciter les Belges à prendre part à la consultation publique sur ce plan. 

D'ici à 2020, le gouvernement fédéral doit approuver un nouveau plan d'aménagement des espaces marins pour la période 2020-2026. L'avant-projet du secrétaire d'Etat à la mer du Nord, Philippe De Backer (Open Vld), est soumis à consultation publique jusqu'au 28 septembre.

Pour le WWF, cet avant-projet ne laisse pas suffisamment de place à la nature. Un récent rapport sur l'état de santé de la mer du Nord a certes montré une amélioration: la moitié des espèces de poissons exploitées commercialement a atteint un bon statut et l'autre moitié évolue positivement. Mais "la mer du Nord abrite plus de 2.100 espèces de plantes et d'animaux. Les stocks de poissons commerciaux ne représentent donc qu'une petite partie de toute la biodiversité marine de la mer du Nord", souligne vendredi l'ONG dans un communiqué.

La situation reste toujours inquiétante, notamment à cause de la pollution de l'eau par les engrais, les déchets et la perturbation des fonds marins. Or "la mer du Nord n'est protégée que sur papier, et non à l'aide de mesures et de contrôles efficaces", regrette le WWF.

L'association environnementale demande que les exceptions actuelles pour la pêche, la navigation, le loisir, la défense et le dragage soient retirées de la législation afin que ces activités soient interdites dans les zones protégées, sauf si une autorisation Natura 2000 est accordée.

Il faudrait aussi connecter les sites Natura 2000 sur terre et en mer, prévoir un espace pour restaurer les bancs d'huitres historiques et ne pas étendre les zones affectées à l'énergie renouvelable, plaide le WWF.