Belgique La secrétaire d’État à l’Égalité des chances Zuhal Demir est catégorique.

Le voile n’a pas sa place à l’école affirme la secrétaire d’État à l’Égalité des chances Zuhal Demir (N-VA) samedi dans les colonnes de Het Nieuwsblad, Gazet van Antwerpen et Het Belang van Limburg. "Une école est comme une maison : on doit s’y sentir libre. Le voile n’y a donc pas sa place".

Ces déclarations découlent du constat de la secrétaire d’État que les jeunes filles commencent à porter le voile de plus en tôt. "Et c’est un problème. Il ne faut pas normaliser cette inégalité à l’école. Il faut leur laisser goûter à l’égalité à l’école, afin qu’elles puissent faire leurs propres choix ultérieurement. Les femmes ne doivent pas apprendre dès leur puberté ou même avant qu’elle sont responsables de leur honneur ou du comportement des hommes. Il s’agit plutôt de la responsabilité des hommes. Les vêtements qu’on fait porter à ces jeunes femmes servent à cacher leur corps, pas à le protéger. Il faut leur laisser le choix".

Mme Demir souhaite que le prochain gouvernement s’empare de la question et mène un "débat adulte" à ce sujet.

En réaction, Lieven Boeve, responsable de l’enseignement catholique néerlandophone a estimé que ce n’était pas aux pouvoirs publics d’interdire ce genre de choses. "Ce qui ne veut pas dire qu’une école ne peut pas le faire, par exemple, s’il y a trop de pression sur une fillette pour porter le voile contre son gré. Mais ce n’est pas avec une nouvelle interdiction politique que l’on va aider les écoles et les élèves."

Dans la même interview, Zuhal Demir refuse d’octroyer des subsides aux mosquées qui séparent les hommes et les femmes.

Elle souhaite également interdire la double nationalite pour les hommes politiques et les magistrats. "Ce n’est pas normal que des échevins belgo-turcs soient élus et aillent tout de même faire leur service militaire en Turquie. Si on tient malgré tout à garder cette deuxième nationalité, il faudrait alors renoncer à ses droits politiques, par exemple en n’allant plus voter en Turquie. Votre deuxième naitonalité deviendrait alors une espèce de souvenir. C’est parfaitement possible sur le plan légal."