Economie

L'usine United Energy (Anderlecht) va devoir fermer ses portes

BRUXELLES United Energy, anciennement Doyen Battery SA, produit des batteries. Rachetée en 1999 par le groupe italien Fiamm, elle va être fermée. Une fermeture prévue dès le rachat.

Lorsque Fiamm a racheté Uranio, l'unité d'Anderlecht faisait partie du package. Mais depuis quelque temps, les travailleurs sentaient la menace d'une fermeture planer sur eux. `Ils nous ont rachetés pour quoi? Pour récupérer notre portefeuille client´, explique M. Pardo, délégué syndical CSC.

Pourtant, l'ancien propriétaire avait investi dans le site avant de le revendre. Une station d'épuration des eaux et un dépôt avaient été ajoutés, pour un coût avoisinant les 100 millions. Et Fiamm avait installé une machine à métal déployé. Mais voilà, pour Paul Binje, président de la Fédération des Métallurgistes du Brabant, ` C'était de la poudre aux yeux, pour éviter de démotiver les travailleurs. Dans une batterie, il y a un pôle positif et un négatif. Ils n'ont installé que la machine pour le pôle positif!´

En vertu de la Loi Renault, l'entreprise a un mois pour essayer de trouver une alternative à la fermeture. Mais les chances sont bien minces. Le ministre de l'Emploi et de l'Economie de la région de Bruxelles-Capitale, Eric Tomas, s'est dit très concerné par cette fermeture. Il a d'ailleurs assisté au conseil extraordinaire pendant lequel la décision fut annoncée, vendredi matin.

Selon Henri-Jean Ruttiens, délégué permanent du Setca, qui représente les employés, `Fiamm ne montre pas beaucoup d'intérêt pour le maintien de l'emploi´. Pourtant, la plupart des 189 travailleurs ayant plus de 40 ans, ceux-ci auront beaucoup de mal à retrouver un emploi.