Economie

Tous les postes de la taxation automobile sont en hausse sur deux ans. Les taxes sur les véhicules motorisés ont progressé de manière vertigineuse en 7 ans, avec une augmentation globale de 22% du montant brut, rapporte L'Echo jeudi citant les chiffres de la Febiac, Fédération belge de l'industrie automobile et du cycle. 

La manne fiscale des véhicules motorisés est en plein boom. En l'espace de deux ans, les revenus pour l'État belge ont augmenté de 2,38 milliards d'euros.

On a vendu plus de voitures en 2017 qu'en 2016 ou qu'en 2015, la TVA récoltée sur les voitures neuves progresse donc. Idem pour les pièces et accessoires. La taxe kilométrique qui remplace l'eurovignette a permis de faire grossir les recettes fiscales de 500 millions d'euros en 2017 par rapport à 2015.

Les accises sur le carburant augmentent de manière importante également, de 812 millions d'euros en 2 ans. Les droits d'accise sur le diesel et l'essence représentent de loin la principale source de recettes fiscales, à hauteur de 5,5 milliards d'euros.

Le système de cliquet, dans lequel le gouvernement ralentit la chute des prix en augmentant les droits d'accise, accroît en particulier les revenus tirés des ventes de diesel.

Tous ces chiffres sont compilés par la Febiac, qui a calculé que la taxation des véhicules motorisés, tout compris, s'est chiffrée à 19,6 milliards d'euros en 2017, partagés entre le Fédéral et les Régions.

La Fédération des constructeurs plaide pour une taxe kilométrique sur les voitures, en remplacement d'autres taxes, pour influer sur le report modal en ville.