Economie

Une réunion qui a permis d'élaborer une ébauche de stratégie commune entre pouvoirs publics et organisations syndicales


LIEGE Les représentants des travailleurs liégeois du sidérurgiste ArcelorMittal ont tenu lundi après-midi une réunion qualifiée de "constructive" au cabinet du ministre wallon de l'Economie Jean-Claude Marcourt (PS).

Une réunion qui a permis d'élaborer une ébauche de stratégie commune entre pouvoirs publics et organisations syndicales pour faire face à la volonté du sidérurgiste de fermer la phase à chaud liégeoise. "Le ministre nous rejoint totalement dans notre volonté d'explorer toutes les pistes pour maintenir une sidérurgie intégrée à Liège", souligne Jean-Luc Rader, secrétaire régional de la FGTB-Metal.

"Cela peut être fait de plusieurs façons, détaille David Camerini, président de la délégation CSC. On peut toujours espérer faire revenir ArcelorMittal sur sa décision ou, si ce n'est pas possible, faire pression sur l'entreprise pour qu'elle accepte de céder les outils à un éventuel repreneur".

On attend à ce sujet les résultats d'étude commanditée par la Région au bureau d'études Laplace Conseil sur les atouts liégeois pouvant être valorisés vers l'extérieur et la possibilité de faire fonctionner la phase à chaud liégeoise en-dehors de l'entreprise.

"Il s'agit sans doute de faire peur à ArcelorMittal sur la facture potentielle d'une fermeture, notamment au niveau écologique, reprend Jean-Luc Rader. Mais aussi de développer un axe européen, ce qui est en cours puisque nous avons et allons rencontrer des syndicats étrangers de l'entreprise".

© La Dernière Heure 2011