Economie

La CSC a rendu une analyse très négative mardi de l'accord budgétaire du gouvernement Michel, le qualifiant de "braderie à tous les étages" et où il y a un "deux poids, deux mesures" entre les plus nantis et le reste de la population. 

Le syndicat chrétien se prononcera la semaine prochaine sur les (ré)actions à apporter à ce texte. La politique du gouvernement n'est ni honnête, ni équitable, ni crédible, ni efficace, analyse le bureau national de la CSC.

La braderie dénoncée touche les soins de santé et les allocataires sociaux via l'enveloppe bien-être. Elle concerne également le travail des jeunes avec une réduction du salaire minimum en dessous de 21 ans mais aussi les pensions de demandeurs d'emploi, des personnes en RCC et les travailleurs du secteur public. Le syndicat chrétien pointe particulièrement du doigt le régime de pension du personnel roulant de la SNCB et des militaires.

La CSC déplore les sanctions décidées par le gouvernement Michel à l'encontre des malades et des invalides qui ne collaboreraient pas de manière suffisante à un trajet de retour au travail. Elle estime dès lors que la ministre de la Santé Maggie De Block porte bien mal son titre.

Enfin, le bureau national du syndicat chrétien se montre très critique sur les réformes structurelles annoncées par le Premier ministre sur le travail faisable, l'annualisation du temps de travail et la flexibilité, ainsi que sur la révision de la loi de 1996 sur la modération salariale afin de mieux tenir compte du handicap en la matière avec les pays voisins.

"La braderie se poursuit pour ce qui concerne l'emploi, les conditions de travail, les pensions et les possibilités de combiner une vie professionnelle et une vie en dehors du travail", résument Marc Leemans et Marie-Hélène Ska, respectivement président et secrétaire générale de la CSC.

C'est en revanche toujours la fête pour les hauts revenus et les détenteurs de revenus du capital, concluent-ils.