Economie

Savez-vous quel sera le montant de votre pension ? L’écart de pension, c’est à dire la différence entre votre dernier salaire et votre pension, est bien plus grand qu’on ne le pense.

Si vous voulez conserver le même niveau de vie à terme, vous devez vous constituer des revenus de pensions complémentaires.

Pour savoir ce que vous pourrez dépenser en tant que retraité, vous devez appréhender la situation dans son ensemble. Votre pension ne se réduit pas à la pension légale. Vos revenus en tant que retraité peuvent provenir de différentes sources : il s’agit des cinq piliers classiques de la pension. Mais une nouvelle tendance doit son émergence suite aux menaces qui pèsent sur la remise en cause des montants de la pension légale. De plus en plus citoyens, se lancent dans un sixième pilier : la « micro entreprise » !

1/ Le premier pilier est votre pension légale

2/ Le deuxième pilier est la pension extralégale qui dépend de votre activité professionnelle – telle que votre assurance groupe ou le fonds de pension de votre employeur, ou encore la pension libre complémentaire pour indépendants ( PLCI ).

3/ Le troisième pilier est l’épargne libre d’impôt ou l’épargne-pension,

4/ le quatrième pilier est l’épargne non fiscale ou le capital que vous avez pu constituer au cours de votre carrière.

5/ Le cinquième pilier est votre propre habitation voire d’autres investissements immobiliers.

Avec votre pension légale et votre assurance groupe, vous disposez – après 40 ans de carrière – de 50 à 70 % en moyenne de votre dernier revenu net. Vous devez vous occuper vous-même du reste.

6/ Le sixième pilier est la création d’une micro entreprise entièrement automatisée qui garantira un revenu complémentaire.

© FLEMAL JEAN-LUC

Tous ceux qui ont travaillé ont droit à une pension légale. Que vous soyez employé, indépendant ou fonctionnaire, ou que vous ayez eu une carrière mixte. La pension légale vous est versée jusqu’à votre décès, mais elle sera toujours inférieure à ce que vous avez gagné durant votre vie active. La différence entre votre dernier salaire et votre pension légale s’appelle l’écart de pension. En fonction de votre statut professionnel, vous recevez aujourd’hui – en moyenne – 2 273 euros en tant que fonctionnaire, 1 077 euros en tant que salarié et 758 euros en tant qu’indépendant. La moyenne belge pour la pension légale est de 1 119 euros.

La pension légale est donc assez basse. Si vous voulez conserver votre niveau de vie, vous devez prévoir des modes pension complémentaire.

C’est la raison pour laquelle de plus en plus de personnes pensent à créer un Muse comme 6e pilier.

Muse ... Mais encore ?

La Muse est un modèle économique passionnant à analyser – et à concevoir – pour quiconque s’y intéresse. Il s’agit d’un micro-business, le plus souvent en rapport avec le Web, destiné à produire une rentabilité maximale par heure travaillée, pour un nombre d’heures de travail aussi réduit que possible. Et, point déterminant pour la caractériser, il faut qu’elle soit à même de libérer son créateur de toute contrainte géographique. Une Muse doit pouvoir se gérer de n’importe quel lieu où une connexion Internet est disponible.

Une des spécificités d’une Muse réside dans le fait qu’elle tourne résolument le dos à toutes les pratiques « sociales » extrêmement chronophages du web moderne, dont elle refuse les contraintes : alors que le web 2.0 fait la part belle à l’interaction, aux communautés et autres réseaux sociaux, on recherche ici le minimum d’interaction possible avec les utilisateurs du service, préférant une automatisation maximale des tâches. Le principe sous-jacent de la Muse prend donc résolument le contre-pied d’une tendance lourde de notre début de siècle.

La mise en pratique d’une telle idée peut nécessiter une quantité de travail importante. Mais sitôt parvenue en vitesse de croisière, une M use réussie doit se faire la plus discrète possible dans la vie de son concepteur. Ceci, de manière à lui permettre d’atteindre par la suite des objectifs plus élevés.

Naissance du concept

Relativement récent en tant que tel, le concept appartient clairement à l’époque de la mondialisation et des nouvelles technologies de la communication. L’idée de Muse a en tout cas été popularisée en 2007 par Tim Ferris, web-entrepreneur et aventurier américain, à travers son best-seller « La semaine des 4 heures »

© FLEMAL JEAN-LUC

Selon lui, les principaux éléments caractérisant une Muse par rapport à un business classique sont :

• Une offre imaginée pour répondre à un besoin très spécifique, sur un marché de niche
• Un outil entièrement automatisé conçu pour générer de la trésorerie
• Une conception minimaliste, fonctions limitées au strict minimum pour le client.
• Le temps requis pour travailler à son fonctionnement courant réduit au maximum, une fois que l’on est parvenu en vitesse de croisière

Idéalement, une Muse devrait également intégrer les critères suivants :

• Business en rapport avec le Web (plus facile de pouvoir travailler depuis n’importe quel endroit du monde, tant qu’une connexion web est disponible)
• Recours maximal à l’externalisation, plutôt qu’à l’embauche directe de salariés via des sites de micro-services comme 5euros.com par exemple
• Business en rapport avec une activité ou une passion de son créateur, celui-ci devant idéalement être membre de son marché cible pour réellement comprendre de quoi ses pairs ont besoin. Ce facteur n’est pas absolument indispensable, mais améliore grandement les chances de réussite.
• Absence de délais de paiements accordés aux clients, le paiement se faisant directement au moment de la transaction. Plus de certitudes financières.
• Prix dans le haut de la fourchette de ceux pratiqués sur son marché, idéalement dans les 50-200€. Des prix plus élevés réduisent généralement le nombre de clients, sans forcément sacrifier le revenu. La gestion de l’ensemble s’en trouve simplifiée.
• Recours fortement conseillé à un « mentor », ayant déjà réalisé avec succès ce type de projet, et susceptible de fournir conseils avisés et retours d’expériences.

J'ai, moi-même décidé, à l’approche des 50 ans, de monter plusieurs structures de business en ligne. Lors de vacances en Grèce, la révélation m’est apparue à la lecture du livre de Tim Ferris. Les moyens disponibles grâce à internet permettent aujourd’hui de diriger son business depuis chez soi et de monter une machine à générer du cash avec un investissement minime. Tout en restant employé, j’ai commencé à développer « Ma Muse » en montant d’abord un site de « drop-shipping » . Cela englobe la distribution en ligne de produits expédiés en réalité par son producteur. Le site chinois Ali Express propose ainsi des millions d’articles en drop-shipping . Concrètement, vous exposez simplement ces produits sur un site marchand et eux s’occupe de livrer le client final. Des plateformes comme Shopify m’ont permis de créer un site marchant en quelques clics.

Ensuite j’ai écrit un ebook sur le piratage de croissance qui est commercialisé sur mon blog dédié au quinquagénaires Quinquattitude.fr . Cela me rapporte de manière automatisée des revenus complémentaires.

Mon dernier projet, qui est en cours d’élaboration, sera une formation en ligne pour aider pas à pas tout qui veut à monter lui-même sa micro-entreprise full automatisée.

L’avantage est qu’un fois que le contenu est créé, les formations se vendent à l’infini. Il suffit de gérer un peu la promotion via des publicité sur Facebook.

© AFP

Alors, mythe ou réalité ?

La Muse représente une sorte d’idéal pour bon nombre. Certaines personnes parviennent à concevoir des business qui comportent une partie des caractéristiques décrites, sans en respecter l’ensemble, et donc sans réellement offrir cette liberté de temps disponible recherchée… Concevoir une véritable Muse est plus complexe qu’il n’y paraît de prime abord, de même que la rendre pérenne dans le temps.
On trouve déjà sur le web un certain nombre de méthodes se proposant d’enseigner à créer un tel business facilement et rapidement. Le paradoxe d’une Muse réside dans le fait que mettre en place un tel business minimaliste va requérir une mobilisation de connaissances très pointues en marketing ainsi que beaucoup de rigueur. 

Mais, pour les passionnés d’un domaine capables de consacrer du temps à apprendre l’entrepreneuriat en complément, cela représentera un 6e pilier de pension bien rentable.

Thierry Depré