Des salariés d'Opel "prêts au dialogue" comme "au combat"

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Economie

"La balle est maintenant entre les mains de la direction"


BOCHUM Les salariés du constructeur automobile allemand Opel se sont dit "prêts au dialogue" avec la maison-mère General Motors qui veut réduire ses capacités en Europe, mais aussi "au combat" contre des fermetures d'usines, samedi, à Bochum (ouest). Un conseil de surveillance ordinaire du groupe qui s'est tenu mercredi dernier "ne nous a rien appris de nouveau", a déclaré à la presse, Rainer Einenkel, le président du comité d'entreprise de l'usine de Bochum, représentant des salariés au conseil de surveillance, en marge d'un rassemblement.

Il est lié par le secret quant au contenu des discussions qui s'y déroulent, mais a précisé que les salariés y avaient fait des propositions, notamment de laisser Opel exporter ses voitures hors d'Europe sur des marchés en croissance, ce que GM a toujours refusé. "La balle est maintenant entre les mains de la direction", et "nous sommes prêts à discuter, n'importe quand", a-t-il ajouté. De leur côté les salariés, rassemblés samedi à l'appel du comité d'entreprise, "sont prêts au combat", selon lui.

Une fermeture de Bochum (3.200 salariés Opel), site le plus menacé avec l'usine Vauxhall d'Ellesmere Port au Royaume-Uni (2.100 salariés) serait "la plus chère de l'histoire" et "Opel n'y survivrait pas", a ajouté M. Einenkel. Les emplois et les usines d'Opel sont a priori hors de danger jusqu'à début 2014. En effet, lors de la précédente restructuration en 2008, qui a coûté 8.000 emplois, le groupe s'était engagé à ne plus supprimer d'emplois ni d'usines d'ici là, et les discussions portent donc sur les perspectives après cette date.

© La Dernière Heure 2012

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