Economie

Depuis que l'on a appris que la Belgique risquait de subir un plan de délestage en novembre prochain, les critiques mettent en avant l'imprévoyance, qui flirte avec l'incompétence, dans ce dossier.

Pour Marie-Christine Marghem (MR), la ministre fédérale de l'Energie, la faute incombe à Engie-Electrabel qui aurait mal géré le calendrier des travaux des centrales nucléaires. Pour d'autres, comme Karine Lalieux, députée fédérale, la ministre est "seule responsable de ce chaos".

Depuis quelques jours, les faits et gestes de la ministre de l'Energie sont donc scrutés. Alors, quand elle a publié ce vendredi matin un tweet dans lequel elle regrette "les effets du sous-investissement chronique dans certains secteurs stratégiques comme l'énergie" et qu'elle a rajouté "moi qui croyais que la sécurité était une priorité", le sang de certains n'a fait qu'un tour.

"N'êtes-vous pas en charge du secteur?", lui ont demandé plusieurs twittos.

Engie-Electrabel a également réagi en expliquant investir 200 millions d'euros chaque année.

Des personnalités politiques ont également dénoncé les propos de la ministre.

Catherine Fonck, députée fédérale cdH, n'a pas mâché ses mots. "Désolant de constater que la ministre en charge de l'énergie est une passive spectatrice un brin populiste alors qu’on attend d’elle qu’elle soit une actrice sérieuse et responsable".

Jean-Marc Nollet (Ecolo), l'a "accusée de débarquer après 4 années sur Mars".