Economie

Au sein du gouvernement fédéral, l'introduction prochaine du nouveau plafond (plus élevé) de l'épargne-pension est considérée comme "neutre" pour le budget de l'État. 

Et pour cause: l'exécutif compte financer la réduction d'impôt supplémentaire de ceux qui utiliseront intelligemment le relèvement du plafond par le "piège fiscal" dans lequel devraient tomber d'autres contribuables, a appris L'Echo de source gouvernementale. 

L'Echo et De Tijd rapportent l'information mardi. En effet, en 2018, les particuliers pourront verser jusqu'à 1.200 euros dans ce troisième pilier des pensions. Mais le plafond actuel de 940 euros sera encore utilisé pour calculer la réduction d'impôt correspondante: 30% pour un montant jusqu'à 940 euros, 25% pour ceux qui verseront davantage. Concrètement, le "piège" concerne ceux qui voudront verser entre 940 euros et 1.128 euros et ne bénéficieront que d'une réduction d'impôt de 25% de ce montant.

Le cabinet du ministre des Finances avait réagi fin octobre en indiquant qu'on veillerait à ce que l'épargnant soit bien informé par son organisme financier, pour qu'il évite le piège. Mais selon la source qui s'est confiée à L'Echo, le gouvernement compte bien que certains contribuables tombent dans le panneau. "Grâce à tous les gens qui perdront une partie de leur avantage fiscal en versant un montant compris entre 940 et 1.128 euros, on récupérera de quoi financer la réduction d'impôt supplémentaire de ceux qui investiront plus de 1.128 euros", explique cette source.