Economie

Le service américain de vidéo en ligne Netflix a affiché de meilleures performances qu'attendu au premier trimestre, engrangeant notamment 7,41 millions d'abonnés supplémentaires, a-t-il annoncé lundi, une bonne santé qui a fait bondir le titre en Bourse.

Netflix a désormais 125 millions d'abonnés à travers le monde (dont 119 millions d'abonnés payants, la différence était due par exemple aux personnes qui testent le service, gratuit le premier mois) soit une hausse de 7,41 millions de souscripteurs, un record pour un premier trimestre. Les analystes en attendaient 6,3 millions. Sur ces 125 millions, 68,3 millions sont en dehors des Etats-Unis.

Vers 20H55 GMT, le titre avançait de 6,3 % à 327,31 dollars dans les échanges électroniques suivant la clôture de Wall Street.

Sur ces 7,41 millions de nouveaux abonnés, 1,96 million sont aux Etats-Unis, le reste à l'international.

Côté finances, le groupe a dépassé ses propres attentes avec un bénéfice net de 290 millions de dollars, soit davantage que ses propres prévisions (282 millions) et un bond de plus de 60% par rapport au premier trimestre de l'an dernier.

Rapporté par action --référence en Amérique du Nord--, il s'établit à 64 cents, conforme aux attentes moyennes des analystes et un cent au-dessus de ses propres anticipations.

Quant au chiffre d'affaires, il est ressorti sur la période à 3,7 milliards de dollars (+40%), un peu mieux que prévu par le groupe et conforme aux attentes moyennes des analystes.

Avec désormais quasiment 50% du chiffre d'affaires réalisés à l'international et 55% de ses abonnés, le groupe continue de récolter les fruits de ses investissements importants pour se développer en dehors de son pays d'origine.

Pour le second trimestre, Netflix prévoit une hausse de 6,2 millions d'abonnés (dont 5 millions à l'international) pour atteindre 131 millions.

Il anticipe aussi des dépenses en contenu et en marketing plus importantes au second semestre ainsi qu'un chiffre d'affaires de 3,9 milliards pour un bénéfice net de 358 millions, et un bénéfice par action ajusté, de 79 cents.

Il prévoit aussi que les ventes à l'international seront supérieures aux revenus émanant des Etats-Unis.