Economie Il reste encore une poignée de déclarations 2016 à traiter.

Tous les contribuables n’ont pas encore reçu leur avertissement extrait de rôle que, déjà, se pointe la nouvelle déclaration pour les revenus de 2016.

Elle doit être présentée la semaine prochaine, donnant en même temps le coup d’envoi de la nouvelle saison fiscale. Les plus rapides pourront alors déjà remplir leur déclaration via tax-on-web alors que la version papier n’est pas attendue dans les boîtes aux lettres avant le mois de mai.

Cette nouvelle déclaration, quelle qu’en soit la version, compte 885 codes, soit 75 de plus que l’année dernière.

Comme les années précédentes, c’est le cadre IX (celui qui traite notamment des emprunts hypothécaires) qui enregistre une belle inflation de cases. Cela est dû à une fiscalité hypothécaire plus complexe s’expliquant par la régionalisation du traitement fiscal des emprunts hypothécaires. Le casse-tête sera semble-t-il réel pour les personnes ayant une seconde habitation, ce qui n’est pas le cas de tout le monde.

Evolution des temps, cette déclaration version 2017 avec l’arrivée de cases dédiées aux revenus de l’économie collaborative (Airbnb par exemple) qui sont frappés d’un impôt de 20 % sur un montant raboté d’un forfait de frais de 50 %, mais plafonné.

Il y a aussi, pour couronner le tout, la multiplication des taux de précompte mobilier sur différents types de revenus, à 5 %, 10 %, 15 %, 17 %, 20 % et 27 %. Là encore, la déclaration a dû s’adapter.

Quoi qu’il en soit, l’administration fiscale poursuit l’enrôlement des déclarations 2016 (revenus 2017).

Début avril, 6.533.562 déclarations avaient été traitées, soit à quelques milliers près un nombre identique aux années précédentes (45.000 de plus en 2016). Il restait donc quelques centaines de milliers de déclarations à traiter, un chiffre qui a encore dû évoluer depuis lors. Il s’agit en principe de déclarations nécessitant des informations complémentaires.

Et, sans surprise, les déclarations traitées concernent en majorité des remboursements en faveur des contribuables (quelque 50 % des cas).