Economie

Au cours des années à venir, Belgacom estime à 900 millions d'euros les investissements annuels nécessaires pour son réseau, la convergence, les nouveaux services et les besoins en contenu. Parallèlement, l'opérateur entend simplifier son organisation et "au minimum" ne pas augmenter, au cours des 5 années à venir, les coûts liés aux ressources humaines. "Investissements et transformation sont les clés pour renouer à terme avec la croissance", a souligné la nouvelle patronne de Belgacom, Dominique Leroy, nommée en janvier dernier par le gouvernement - actionnaire majoritaire de l'opérateur - après la révocation de Didier Bellens pour "manquements graves".

"Nous devons simplifier notre organisation pour faire face à la concurrence et travailler à une culture plus inclusive et plus transparente pour le bien de tous", a ajouté Mme Leroy qui entend par ailleurs poursuivre le dialogue avec les représentants des travailleurs afin de dégager les mesures qui permettront à l'opérateur d'atteindre ses objectifs.

"A terme, il y aura effectivement moins de personnes qui travailleront chez Belgacom mais cela se fera en concertation avec les syndicats. Nous voulons également réfléchir à la manière de rendre plus efficaces les activités externalisées", a détaillé la responsable.

Cette dernière a par ailleurs fait état d'une économie annuelle supplémentaire de 100 millions d'euros à partir de 2018.

A cette date, Belgacom devrait avoir retrouvé le chemin de la croissance, l'objectif avoué étant que l'opérateur parvienne à faire progresser ses revenus et son EBITDA dans les 2 ans, "ce qui ne signifie pas que tout sera parfait en 2016", a toutefois averti Dominique Leroy.

Belgacom a clos son exercice 2013 sur un bénéfice net en baisse de 11,6 pc à 630 millions d'euros. Son chiffre d'affaires, lui, a baissé de 2,2 pc à 6,32 milliards d'euros et son EBITDA s'est replié de près de 5 pc à 1,7 milliard, dans un marché toujours très concurrentiel, en particulier dans le segment de la téléphonie mobile.

Par contre, l'opérateur est parvenu à attirer davantage de clients. Fin 2013, il comptait ainsi 5,496 millions de cartes mobiles (+80.000), 1,479 million d'abonnés à Belgacom TV (+92.000) et 1,677 million d'abonnés à l'internet (+40.000). En outre, 1,314 million de clients avaient opté par un pack (+76.000).

"Nos résultats opérationnels sont bons et nous pouvons en être fiers", a affirmé à ce sujet Dominique Leroy. "Tout au long de 2013, Bel­ga­com a prouvé à quel point sa stra­té­gie co­hé­rente de conver­gence est un atout im­por­tant qui la rend plus ré­si­liente que cer­tains de ses concur­rents", a-t-elle poursuivi.

Pour 2014, l'opérateur prévoit néanmoins une nouvelle baisse de 1 à 2% de ses re­ve­nus et un recul de 3 à 4% de son ré­sul­tat opé­ration­nel. En attendant, le groupe prévoit d'octroyer un dividende brut de 2,18 euros par action au titre de l'exercice 2013. Ce di­vi­dende sera ensuite ra­mené à 1,5 euro pour les trois an­nées suivantes, "pour au­tant que les ré­sul­tats fi­nan­ciers soient conformes aux at­tentes".