Economie

John De Mol, l'actionnaire principal de PostNL, souhaite que le conseil d'administration de l'entreprise postale aille à la rencontre de son homologue belge, rapportent jeudi plusieurs médias néerlandais. 

Bpost a fait une offre à PostNL en début de semaine. "J'ai appris avec étonnement par les médias qu'il n'y avait pas de dialogue", explique, au Financieele Dagblad, Frank Botman du fonds d'investissements Dasym qui gère les avoirs de John De Mol dans PostNL.

Bpost souhaite "une reprise amicale" mais le CEO Koen Van Gerven est, selon ce dernier, confronté à des "histoires à dormir debout", selon lesquelles il y aurait trop d'ingérence de l'Etat dans son entreprise. L'Etat belge détient 51% de bpost, un pourcentage qui tomberait à 40% en cas d'acquisition. En raison de ce contrôle étatique, tant le Premier ministre néerlandais Mark Rutte que son ministre de l'Economie Henk Kamp expliquent qu'une reprise de PostNL par bpost serait un "retour en arrière", la poste néerlandaise étant déjà totalement privatisée.

La teneur des premières réactions de PostNL n'ont été que peu positives. En mai, les négociations de reprise entre les deux entreprises ont d'ailleurs échoué.

John De Mol possède des avoirs dans la société néerlandaise depuis l'an dernier, acquis à plus de 3 euros l'action. L'offre de bpost, qui comporte une partie en cash et une autre partie en actions, s'élève actuellement à 5,45 euros par action. La vente rapporterait dès lors 60 millions d'euros à John De Mol, selon les calculs du Financieele Dagblad.