La Grèce doit conserver l'euro pour éviter une grande pauvreté

AFP Publié le - Mis à jour le

Economie

L'UE et le FMI font dépendre de cet audit le déblocage, ou non, de la prochaine tranche de prêts attendus par Athènes

ATHENES La Grèce "doit rester dans la zone euro" faute de quoi elle plongera dans une pauvreté inédite, a affirmé dimanche le ministre grec des Finances Yannis Stournaras, avant une semaine d'entretiens cruciaux entre le Premier ministre et des responsables de l'Union européenne.

"Nous devons survivre et demeurer au sein de la zone euro, parce que c'est l'unique choix qui peut nous protéger d'une pauvreté que nous n'avons encore jamais connue", a déclaré M. Stournaras au journal local Vima tis Kyriakis.
"Nous avons l'Etat-providence le plus onéreux de la zone euro, nous ne pouvons plus le préserver à coup d'argent emprunté" a-t-il encore affirmé.

La troïka des bailleurs de fonds - Union européenne (UE), Fonds monétaire international (FMI), Banque centrale européenne (BCE) - du pays doit reprendre en septembre sa surveillance des finances grecques.

L'UE et le FMI font dépendre de cet audit le déblocage, ou non, de la prochaine tranche de prêts attendus par Athènes, d'un montant de 31,5 milliards d'euros.
Pour obtenir ce feu vert, sans lequel le pays risque de se retrouver en défaut de paiement et de sortir de l'euro, le gouvernement grec s'efforce de remplir sa part du contrat, en tentant de dégager des mesures d'économies chiffrées jusqu'ici à 11,5 milliards d'euros pour 2013 et 2014.

"Si nous ne prenons pas les mesures... alors notre maintien au sein de la zone euro sera menacé", a souligné M. Stournaras.

Le président de l'Eurogroupe Jean-Claude Juncker doit s'entretenir mercredi à Athènes avec le Premier ministre grec Antonis Samaras alors que la Grèce souhaite obtenir un sursis de deux ans pour la mise en oeuvre de nouvelles mesures d'austérité réclamées au pays en échange de son sauvetage financier.
La Grèce ne quittera pas la zone euro, a indiqué samedi à la presse M. Juncker.
"Cela n'arrivera pas" a-t-il dit, ajoutant que "si la Grèce refusait une consolidation budgétaire et des réformes structurelles, alors nous devrions considérer la question (d'une sortie du pays)".

M. Samaras doit également s'entretenir avec la chancelière allemande Angela Merkel vendredi à Berlin et avec le président français François Hollande le lendemain à Paris.

Mme Merkel et François Hollande se rencontreront de leur côté jeudi à Berlin.

© La Dernière Heure 2012

Publicité clickBoxBanner