Economie Elle va couvrir les risques d'inondations grâce à une assurance qui se veut unique

BRUXELLES Les récentes pluies diliviennes ayant touché, notamment, la région d'Hensies, ont rappelé avec acuité que nul n'est vraiment à l'abri d'inondations.
D'où l'intérêt accru d'une couverture correcte afin de s'éviter bien des désagréments, d'autant que le projet de loi sur l'assurabilité des catastrophes naturelles - tremblement de terre, glissement de terrain,inondations) reste pour l'instant dans les limbes.
A quelques jours du salon Batibouw, la KBC sort donc son joker dans l'espoir de tacler une concurrence qui avait, jusqu'à présent, une longueur d'avance en matière de couverture des catastrophes naturelles.

La nouvelle police Habitation 2002 de la KBC se propose donc de couvrir à son tour le risque d'inondations en offrant pour l'instant un produit `unique´ sur le marché belge. `Notre contrat ne comporte pas de franchise spécifique, il n'y a pas de limite d'indemnisation par contrat, toutes les habitations peuvent être couvertes et les dégâts intervenus dans les caves sont également couverts, alors que la plupart des compagnies l'excluent´, explique Luc Nijs, de KBC Assurances.
Mais la KBC ne se jette pas à l'eau les yeux fermés. Une étude scientifique, menée par la KUL, a permis de cerner les risques et de calculer le surcoût de prime.

Il en ressort que 2,5% des habitations ont été inondées au cours des dix dernières années, dont 1,33% de maisons qui ne se trouvent pourtant pas dans des zones inondables de nature.
En fait, grâce aux cartes dressées par la KUL - la carte de la Wallonie n'a pas été divulguée pour ne pas divulger des informations non encore en possession de la concurrence, la KBC peut exactement déterminer le degré de risque de chaque habitation.
Les risques d'inondations peuvent donc être couverts pour quelque 97% des immeubles.