Economie Il ne sait pas vraiment comment ça marche, quand il pourra la prendre et de combien il aura besoin.

C’est pour le moins interpellant, alors que l’on n’a sans doute jamais autant parlé du dossier des pensions au cours de ces dernières années en raison des diverses réformes lancées par le gouvernement Michel.

Et pourtant, pas moins de 73 % des Belges ne maîtrisent pas le système belge des pensions, basé sur trois piliers (pension légale, assurance de groupe et épargne pension), selon les constatations de l’Observatoire CBC.

Plus inquiétant , peut-être, beaucoup de Belges pensent qu’ils cotisent pour leur propre pension, alors que les retenues effectuées servent à payer les retraités actuels.

"La majorité des gens ne comprennent pas la logique de la répartition qui consiste à utiliser ces cotisations pour payer les pensions en cours. C’est donc bien un transfert entre les personnes actives et les pensionnés", constate à ce sujet Jean Hindriks, membre du Conseil académique des pensions.

Toujours aussi interpellant, le fait qu’un Belge sur deux ne sache pas à quel âge il pourra prendre sa pension.

Les réformes n’ont pas facilité les choses. Le site mypension.be peut aider le futur pensionné à mieux s’y retrouver, notamment en lui fournissant la date à laquelle il pourra quitter la vie active. Et puis, il y a encore le fait que de nombreuses personnes actives sous-estiment les besoins qui seront les leurs une fois retraitées, toujours selon cet Observatoire CBC.

Les Belges sondés par Ipsos pour le compte de CBC tablent sur 1.592 euros mensuels comme étant la somme nécessaire et suffisante pour subvenir à leurs besoins quand ils auront cessé de travailler.

"Avec 1.600 euros par mois, le Belge néglige plusieurs éléments financiers comme le coût d’une maison de repos, qui atteint parfois les 2.000 euros", note Patrick Wangneur, expert en prévoyance chez CBC Banque&Assurance. "Cela pose d’ailleurs question sachant que la pension moyenne d’un salarié s’élève aujourd’hui à 1.000 euros et que pas moins de 35 % d’entre eux perçoivent un montant inférieur".

Le Belge a aussi tendance à sous-estimer son espérance de vie. Or, nous vivons de plus en plus vieux. Et cela aussi, il vaut mieux l’intégrer dans sa planification pour pouvoir couler des jours heureux, sans trop de soucis financiers.