Economie Test-Achats propose de modifier le régime actuel.

Le compte d’épargne bénéficie d’un régime fiscal de faveur, que l’organisation Test-Achats souhaite faire évoluer : il s’agirait de le rendre (nettement) moins intéressant afin de faciliter le transfert des 250 milliards sommeillant sur les carnets de dépôt "vers des placements offrant une meilleure rémunération".

Quel est ce régime particulier ?

D’une part, les premiers 1.880 euros d’intérêts sont exempts de tout précompte.

Vu les taux actuels, vous pouvez y accumuler des millions d’euros - encore faut-il les avoir - sans pour autant payer le moindre cent de précompte.

D’autre part, les intérêts supérieurs à ces 1.880 euros sont frappés d’un précompte mobilier de 15 %, et non de 30 % comme tel est le cas pour les autres produits d’épargne ou d’investissement.

Test-Achats a donc décidé de sonder le public sur l’intérêt de maintenir, ou non, la fiscalité actuelle. L’organisation propose une alternative qui ne manque pas de sens.

L’avantage fiscal est sérieusement raboté : il serait limité aux premiers 25.000 euros de chaque personne. Le plafond serait donc le capital, et non plus l’intérêt.

Ce qu’il perd potentiellement d’un côté, l’épargnant le regagne de l’autre. Test-Achats propose cette fois de défiscaliser les premiers 50.000 euros investis dans les bons de caisse, fonds de placement, actions… En d’autres termes, vous ne paieriez plus de dividendes sur les intérêts perçus sur ces produits.

Au-delà des montants qui pourraient être ajustés, reste bien entendu la faisabilité de cette proposition.

Il pourrait être tentant de multiplier les compte-titres défiscalisés auprès de plusieurs banques, du moins pour les personnes suffisamment nanties.

L’initiative de Test-Achats a en tout cas le mérite de tenter de relancer le débat sur la modification du régime fiscal du compte d’épargne, sur lequel le monde politique a déjà planché sans parvenir à un accord.