Economie L’actuelle majorité fédérale de centre-droit a ajouté plus de règles pour les entreprises qu’il n’en a supprimées, selon Randstad.

L’actuel gouvernement fédéral avait annoncé, dès son entrée en fonction en octobre 2014, son intention de simplifier la vie des entreprises en matière de démarches administratives. Force est de constater que, près de deux ans et demi plus tard, la majorité de centre-droit du Premier ministre Charles Michel (MR) n’a pas convaincu le secteur privé sur le plan de la simplification administrative. C’est en tout cas ce qui ressort d’une étude sur le marché de l’emploi en Belgique présentée mercredi par le prestataire de services en ressources humaines Randstad.

"Le gouvernement a mis la simplification administrative à son agenda. Cela semble pourtant peine perdue. En réalité, des règles sont plutôt ajoutées que supprimées. Seule solution pour les entreprises : numériser ce flux administratif et l’externaliser (au moins en partie)", indique Randstad, qui a interrogé quelque 1.160 chefs d’entreprises belges sur les problématiques qui les préoccupent le plus. "Le score de 6,1 ( NDLR : sur une échelle de 10) reste particulièrement élevé, si l’on tient compte de ce dernier point (externalisation de l’administration). Ce thème reçoit une note de 8 ou plus de la part de 37 % des entreprises" , relèvent encore les auteurs de l’étude.

La formation continue des travailleurs, la flexibilité du travail et la pénurie de main-d’œuvre continuent par ailleurs à rester les sujets préoccupant le plus les entreprises, ressort-il également de l’étude de Randstad. "Les études de 2000 et 2005 avaient déjà montré que, pour les employeurs, la pénurie sur le marché de l’emploi constituait une préoccupation importante de manière générale. Ces chiffres n’atteignent pas encore le niveau de l’an 2000, mais si la conjoncture positive se maintient, ce sera très probablement le cas. Les disparités régionales sont à nouveau évidentes. En Flandre, le score grimpe facilement au-dessus de la moyenne belge de 7,2. Bruxelles et la Wallonie se situent respectivement à 6,4 et 6,3", explique l’entreprise spécialisée dans le travail intérimaire.

Parmi les nouvelles préoccupations des chefs d’entreprise mis en exergue par l’étude se trouve le défi de la digitalisation. "La digitalisation est l’un des défis prioritaires avec la flexibilité, le vieillissement et le stress", a ainsi commenté le ministre fédéral de l’Emploi, Kris Peeters (CD&V), réagissant aux résultats présentés mercredi.