Economie

Sans action immédiate du gouvernement, la Belgique ne pourra se passer de nucléaire à partir de 2025 comme prévu, a averti mercredi Elia, le gestionnaire du réseau de transport d'électricité en Belgique. Un avertissement qui inquiète beaucoup les Pays-Bas et qui a suscité le débat vendredi à la Chambre néerlandaise.

Le rapport publié par Elia signale que si le gouvernement n'agit pas d'urgence pour construire de nouvelles centrales au gaz, en remplacement des centrales nucléaires qui doivent fermer leurs portes en 2025, il n'aura pas d'autre choix que de prolonger la production du nucléaire jusqu'à 4 GW. 

Une étude qui a suscité le débat à la Chambre des représentants néerlandaise. Le groupe socialiste PvdA souhaite que le ministre de l'Economie et du Climat, Eric Wiebes, demande des éclaircissements au gouvernement belge et désire savoir si le ministre a l'intention de pousser la Belgique à fermer ses centrales nucléaires à temps. Les voisins néerlandais et allemand sont préoccupés depuis longtemps par les centrales nucléaires de Doel et Tihange, proches de leurs frontières. Surtout depuis la détection de microfissures dans les centrales de Tihange 2 et Doel 3.