Economie

L'enquête de Rabobank réserve des surprises

BRUXELLES Les banquiers virtuels continuent à rapporter plus d'argent réel. Selon l'enquête de Rabobank.be, en 2008, l'épargnant belge a obtenu davantage en plaçant son épargne auprès des banques sur Internet qu'en la confiant à des banquiers traditionnels.

Comme les autres années, Rabobank a examiné trois cas de figure. Le premier vise l'argent dormant, c'est-à-dire celui qui était déjà en compte au 1er janvier et qui y est resté pendant toute l'année. La deuxième hypothèse est celle de l'argent que l'on dépose le 1er janvier sur un compte d'épargne auquel on ne touche plus pendant tout le reste de l'année : c'est l'argent frais.

Enfin, le troisième scénario consiste à déposer de l'argent temporairement, à savoir d'avril à juin, puis d'octobre à décembre : on parle d'argent actif.

Résultat des courses : quel que soit le type de placement effectué, ce sont les clients des banques en ligne qui percevront proportionnellement le plus d'intérêts. Mais il faut souligner quelques particularités qui expliquent les résultats de cette étude. Premièrement, certains comptes d'épargne ne sont pas repris dans l'enquête, pour la simple raison qu'ils n'existent pas depuis assez longtemps.

Or, parmi ces offres récentes, on trouve les comptes en ligne lancés par les banques traditionnelles à la mi-2008. À l'époque, les grandes banques, inquiètes de voir leurs épargnants filer vers la concurrence, s'étaient progressivement alignées sur ces conditions alléchantes.

ING avait frappé la première, en lançant, début juin, son compte Lion Deposit, accessible uniquement par Internet et offrant 4 % de taux de base et 0,01 % de prime de fidélité.

Le 30 juin, Dexia l'avait imitée partiellement en proposant un compte en ligne assorti d'un taux de base de 4 % pour les montants à partir de 20.000 €.

Au tout début du mois de juillet, KBC avait réagi à son tour en relevant le taux de base de tous ses comptes d'épargne à 4 %. Enfin, une semaine plus tard, Fortis avait annoncé le lancement d'un compte d'épargne sur Internet, avec un taux de base de 4 % et une prime de fidélité de 0,5 %.

Tous ces comptes ne sont donc pas pris en compte dans l'étude, ce qui explique la position des grandes banques.



© La Dernière Heure 2008