Economie Le rapport d’activités 2016 recense 562 ouvertures d’enquêtes pour fraude.

Les fraudes constatées dans la chaîne alimentaire sont de plus en plus nombreuses. En 2016, l’Unité nationale d’enquête (Une) de l’Afsca - une unité en charge de la prévention, de la détection et de la répression des fraudes et de l’usage de substances interdites - fait état de 915 saisies administratives.

Un chiffre en constante augmentation. En 2013, on en recensait 662, 650 en 2014 et 822 en 2015. Dans six cas sur dix, il s’agissait de fraude.

"La cellule antifraude de l’Afsca, Une, est toujours sur le terrain. Elle ne se repose pas", explique Jean-Sébastien Walhin, porte-parole de l’Afsca. "En 2016, selon les chiffres rapportés dans le rapport d’activités, il y a eu 562 ouvertures d’enquêtes pour fraudes."

On peut lire dans ledit rapport que "lors de la rédaction de ce rapport d’activités, 537 dossiers ouverts en 2016 étaient clôturés."

Les cas de fraude sont multiples. Ils vont de l’utilisation de produits illicites dans l’agriculture à la falsification de documents.

Le secteur de la viande et des denrées alimentaires souffre régulièrement de pratiques frauduleuses. Mais, "ces dernières années", les services d’inspection ont constaté une augmentation de fraudes économiques, qui ne mettraient pas en péril la santé.

Cela concerne, notamment, "le commerce de chiots en provenance des pays de l’ancien bloc de l’Est." Un trafic de chevaux exclus de l’abattage a également été observé. "Ces chevaux font l’objet d’un nouveau commerce parallèle en Europe, leurs passeports étant falsifiés et leur permettant finalement de se retrouver à l’abattoir."

Au niveau de la santé publique, on s’inquiète de la vente de produits dangereux pour le consommateur (compléments alimentaires, produits hormonaux...) par Internet. 56 contrôles ont "donné lieu à 300 dossiers."