Economie

Selon La Libre Belgique, d'autres pays européens vont suivre le mouvement. La colère gronde au sein du personnel suite aux menaces de la direction.

Après le personnel de bord, c'est au tour des pilotes de Ryanair de lancer un mouvement de grève. Il aura lieu le 10 août prochain en Belgique. D'autres pays européens devraient suivre, à l'instar de la Suède. Cela fait désormais plusieurs mois que la colère gronde au sein du personnel de la compagnie qui réclame de meilleures conditions de travail et l'application des législations nationales. Sans réponse positive de la part de la direction. « Au contraire, cette dernière a mis de l'huile sur le feu en menant une campagne d’intimidation auprès des membres d’équipage qui ont participé aux actions de grève les 25 et 26 juillet derniers en Belgique, en Italie, en Espagne et au Portugal », s'insurge Didier Lebbe, permanent CNE. « En Irlande, il y a eu aussi eu des représailles inacceptables ». Ryanair a ainsi annoncé le 26 juillet la délocalisation en Pologne de 100 pilotes et 200 membres d'équipages irlandais, les menaçant de licenciement en cas de refus.En réponse, les pilotes basés en Irlande ont annoncé une quatrième journée de grève le 3 août prochain. « Le modèle Ryanair doit changer, poursuit le représentant du syndicat chrétien. Depuis l’automne dernier et l’annulation massive de vols en raison d’une pénurie de pilotes jusqu’aux grèves de cet été, ce modèle dont M. O’Leary (NDLR : le CEO de la compagnie) est si fier a clairement montré ses limites ».

L'association belge des pilotes de ligne (BeCA) et la CNE appellent donc tous les pilotes Ryanair basés en Belgique à « soutenir leurs collègues irlandais » et à se joindre à l’action de grève qui aura lieu le 10 août prochain dans plusieurs pays européens. Ils exigent l’annulation des préavis de délocalisation/licenciement envoyés au personnel navigant basé à Dublin,le retrait des menaces à l’encontre du personnel de cabine, l'application des législations nationales et l'instauration d’un vrai dialogue social.

« Nous exhortons par ailleurs les autorités nationales et européennes à prendre enfin leurs responsabilités et à condamner les pratiques de Ryanair », conclut Didier Lebbe.