Economie

Coup de théâtre mercredi soir dans les négociations sociales autour de la restructuration chez Mestdagh. Alors que la direction et les syndicats n'avaient plus qu'à relire les trois conventions collectives de travail (CCT) en cours pour entériner la procédure Renault, la direction de l'enseigne a mis sur la table une exigence imbuvable pour les organisations syndicales.

Elle a exigé le droit de supprimer la prime de 300 euros bruts annuelle qui doit être versée aux membres du personnel en échange de leur future polyvalence si l'une des parties signataires dénonçait la CCT à l'avenir.

La direction a aussi voulu faire signer aux syndicats une obligation de respect de la CCT pendant 5 ans, ce que les représentants du personnel ont refusé en front commun. La raison ? La garantie d'emploi chez Mestdagh ne court que pendant la période de reconnaissance d'entreprise en restructuration, soit minimum un an et maximum deux ans. Ils craignent dès lors que cela ouvre la porte à de nouveaux licenciements.

La situation est bloquée pour l'instant, les syndicats appelant la direction à renoncer à son intention.