Economie La hausse constante et phénoménale du prix du baril Brent continue sa course vertigineuse

BRUXELLES Le prix du gasoil routier passera ce mercredi à 34 BEF le litre, tandis que le coût des gasoils de chauffage oscillera entre 16,47 BEF le litre (pour min. 2000 litres) et 20,70 BEF (à la pompe).
Cette nouvelle hausse est la conséquence de la montée en flèche des cotations des produits pétroliers sur les marchés internationaux.
En effet, les prix du pétrole brut restent, ce mardi, au dessus des 31 dollars par baril à la bourse de Londres, tandis qu'à New York, ils dépassent carrément les 32 dollars. Des chiffres colossaux qui atteignent des sommets jamais atteints depuis 10 ans.
Dès à présent, le niveau très bas des stocks inquiète les opérateurs qui redoutent une pénurie de pétrole cet hiver. Les Emirats Arabes se veulent cependant rassurants et affirment pouvoir régler le problème grâce à une coopération des producteurs. Toutefois, l'OPEP a établi un mécanisme régulateur de cette production qui prévoit que le cartel intervienne lorsque les cours évoluent pendant 20 jours consécutifs. Selon ce mécanisme, lorsque le prix du baril dépasse les 28 dollars, le cartel augmente la production de 500.000 barils. Deux problèmes se posent néanmoins: d'une part, cette augmentation ne suffira pas à véritablement renflouer les stocks; d'autre part, l'OPEP ne prendra pas de décision avant le prochain sommet du cartel, soit les 26, 27 et 28 septembre. D'ici là, la situation laisse libre cours à flambée des prix.
L'Union européenne n'a pas caché son inquiétude et a demandé à l'organisation d'augmenter dès à présent sa production afin de faire redescendre le prix du baril aux alentours des 25 dollars, un prix jugé "raisonnable" par le ministre du Pétrole Obeid Ben Seif al-Nassiri. Si cette diminution du coût du pétrole brut est effective, les consommateurs verront enfin le prix du gasoil à la pompe reprendre des allures normales.