Sidérurgie liégeoise : les syndicats satisfaits par le rapport Syndex

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Economie

"Que ce soit pour faire revenir Mittal sur sa décision ou le forcer à céder tout ou partie de ses outils, c'est au politique de jouer"

LIEGE Les premières conclusions du rapport du bureau d'études Syndex sur la viabilité de la phase à chaud liégeoise réjouissent les organisations syndicales qui constatent, par la voix du président de la CSC-Metal à Liège-Huy-Waremme Jordan Atanasov, que Syndex va tout-à-fait dans leur sens "en mettant en avant la viabilité, tant économique que sociale, d'une sidérurgie intégrée à Liège".

"Syndex a comparé les sites liégeois à quatre sidérurgies européennes aux capacités de production comparables et constate que Liège est tout-à-fait viable", souligne le secrétaire principal de la FGTB-Metal liégeoise, Jean-Luc Rader. "Et Syndex insiste par ailleurs beaucoup sur les énormes atouts de Liège, notamment par rapport à la compétence de ses travailleurs."

Le rapport pointe toutefois également les nombreux investissements nécessaires. "En ce sens, il faut souligner que ce rapport n'est pas encore définitif", insiste Jordan Atanasov. "Syndex a reçu un délai supplémentaire d'une dizaine de jours pour envisager tout le volet énergie, avec la nécessaire création d'une nouvelle centrale. Il faudra des fonds, c'est certain."

"Mais il ne s'agit pas d'effrayer les gens non plus", reprend Jean-Luc Rader. "On évoque une somme de 250 millions d'euros pour une nouvelle centrale mais selon moi, c'est la moitié. Et ce sera, ne l'oublions pas, en partenariat avec un producteur d'électricité. Avec 250 millions d'euros au total pour mettre aux normes la cokerie, l'agglomération, l'énergie, on pourra repartir du bon pied."

Côté syndical, on n'espère désormais qu'une chose : que le pouvoir politique prenne la main. "Que ce soit pour faire revenir Mittal sur sa décision ou le forcer à céder tout ou partie de ses outils, c'est au politique de jouer", estime Jordan Atanasov. A la FGTB, on est plus direct.

"On ne veut pas faire changer Mittal d'avis. Notre seul modèle économique viable, c'est hors d'un grand groupe, avec les pouvoirs publics qui reviennent aux commandes de l'outil", conclut Jean-Luc Rader.

© La Dernière Heure 2012

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