Economie

Le groupe français ECA-Robotics, qui s'est associé à son compatriote Naval Group pour participer à la compétition visant à fournir douze navires de lutte contre les mines aux marines belge et néerlandaise, s'est engagé à fabriquer à Zeebrugge les drones de surface et sous-marins qui équiperont ces bâtiments de nouvelle génération. 

Cela n'aura toutefois lieu qu'en cas de sélection par le gouvernement belge, a indiqué mardi son directeur général Guénaël Guillerme. Naval Group, l'autre membre de ce consortium baptisé Belgium Naval & Robotics, a prévu des transferts similaires vers la Belgique, notamment en terme de recherche et développement et pour l'entretien des navires. Cela se fera en coopération avec l'entreprise Flanders Ship Repair (FSR), elle aussi établie à Zeebrugge, selon l'un de ses responsables, Eric Bujon.

Mais les deux groupes français ont assuré que leur offre - qui doit être remise dans les prochains jours au ministère belge de la Défense, pilote de ce projet mené en coopération avec les Pays-Bas - s'appuyait sur des partenaires "répartis de façon équitable" entre la Flandre, la Wallonie et Bruxelles.

Les deux groupes français ont chacun créé une filiale belge, appelée respectivement Eca Robotic Belgium, avec son siège à Bruxelles et dont l'unité de production de 5.000 m2 s'installera à Zeebrugge en cas de victoire dans la compétition, et Naval Group Belgium.

Selon M. Guillerme, cette unité de production de drones de surface et sous-marins adaptés aux besoins exprimés par les marines belge et néerlandaise devrait être opérationnelle "dix-huit mois après la signature du contrat", attendue en fin d'année ou plus probablement début 2019.