Economie

Un exploitant d'attraction foraine sur huit a cessé ses activités en l'espace de moins de 10 ans, ressort-il des chiffres du SPF Economie dont fait écho samedi le Syndicat neutre pour Indépendants (SNI). "C'est regrettable", estime la présidente du SNI Christine Mattheeuws. "Les forains mettent de l'ambiance au sein des centres commerciaux". Alors qu'en 2008, on comptait encore 1.082 exploitants d'attraction foraine, ils n'étaient plus que 945 fin 2016, selon l'analyse faite par le SNI sur base des chiffres du SPF Economie. La diminution est constatée tant en Wallonie qu'en Flandre. En Région bruxelloise, leur nombre est par contre légèrement à la hausse.

Plusieurs raisons expliquent cette baisse, selon le SNI: le fait notamment que les riverains sont de plus en plus dérangés par ce type d'animation, les temps toujours plus courts pour construire les attractions, mais aussi la concurrence croissante des parcs d'attractions. Le SNI demande dès lors aux communes de mettre en place, en concertation avec les forains, un plan qui prenne en compte les exigences de la communauté locale. Les communes doivent également, selon le syndicat, intervenir financièrement afin d'alléger les coûts des exploitants forains.

Le SNI note par ailleurs que les fêtes foraines sont de plus en plus souvent reléguées en périphérie de la ville afin de faire face au syndrome du Not In My Backyard (Pas dans mon jardin, ndlr.) Les traditionnelles fêtes foraines de villages tendent donc à disparaître, tandis que les plus grandes foires sont confrontées une concurrence toujours plus rude avec les parcs d'attraction, souligne encore le SNI.