Economie L’Union des villes et communes de Wallonie (UVCW) et ses homologues flamandes et bruxelloises ont écrit au Premier ministre Elio Di Rupo ainsi qu’aux différents vice-Premiers ministres pour tirer la sonnette d’alarme.

La cause de cet appel à l’aide : le financement des pensions pour les agents communaux qui, selon l’UVCW, pourrait conduire l’ensemble des communes du pays à une faillite certaine. “Plus de 2 milliards 250 millions d’euros à l’horizon 2016 pour l’échelon local belge (communes, CPAS, intercommunales, zones de police).

 Nous avons en effet estimé que le refinancement des pensions constituera, entre l’exercice 2012 et l’échéance de consolidation des taux de cotisation de base en 2016, un surcoût cumulé de 582 millions d’euros à l’échelon wallon. Soit 238 millions d’euros pour les communes, près de 150 millions pour leurs zones de police, plus de 105 millions pour leurs CPAS et plus de 87 millions pour les intercommunales et autres para-locaux”, explique le président de l’UVCW, Jacques Gobert (PS).

L’arrivée à la pension dans les 15 années qui viennent de très nombreux agents communaux est évidemment de nature à plomber de manière irréversible les finances communales, que l’on ne peut aucunement qualifier de bonnes.

C’est pourquoi les trois entités, l’UVCW et ses deux sœurs de Bruxelles et de Flandre, proposent des pistes de solutions afin de réagir promptement à ce gigantesque problème en devenir.

La mise en place d’une pension mixte. Les années prestées comme agent contractuel entrent en ligne de compte pour une pension privée (éventuellement complétée par une pension du 2e pilier), et les années prestées comme agent statutaire ouvrent la voie à une pension publique. Il s’agit tout bonnement de calquer la pension sur la carrière de l’agent.

Le système actuel de péréquation. Il doit évoluer vers un indice de bien-être, moins coûteux et surtout moins paralysant pour la gestion des barèmes des agents en service.

Une révision de la méthode de calcul de la pension publique. Par la réduction des périodes assimilables et par le calcul du traitement de référence sur l’ensemble de la carrière, comme dans le secteur privé.

Le développement d’incitants. Pour encourager les agents à travailler jusqu’à l’âge de 65 ans et la levée des obstacles légaux à travailler au-delà de 65 ans, sans déplacer l’âge légal de la pension.