Economie

Le tax shift. L’une des toutes grosses réformes du gouvernement Michel. Destinée à mieux rémunérer le travail, cette réforme consiste à diminuer les cotisations patronales de Sécurité sociale et, sur le plan fiscal, à diminuer les charges professionnelles forfaitaires, utiliser les taux du barème et le bonus à l’emploi.

C’est sans doute l’une des réformes sur laquelle l’opposition s’est le plus déchaînée. Alors que le gouvernement mettait en exergue des hausses salariales "net en poche" de 100 à parfois 200 euros par mois grâce au tax shift, l’opposition répliquait par des baisses réelles du salaire en raison du saut d’index et de la hausse des accises et de la TVA sur l’électricité, pour près de 1 000 euros par an en moyenne.

D’un rapport qu’un vent favorable a acheminé vers nous, le Conseil supérieur des finances (CSF) a étudié les effets fiscaux réels du tax shift. Voici ses conclusions.

1 Sur le plan macroéconomique, les effets du tax shift sont très clairement positifs

La Belgique reste l’un des pays qui, en Europe, (...)