Economie

Après la Kuleuven, l'institut de développement durable (IDD) de Philippe Defeyt, le cabinet d'études Deloitte et l'Union des Classes Moyennes (liste non exhaustive), c'est au tour de la société SD Worx, spécialisée en services liés aux ressources humaines (HR) de se fendre de son étude sur l'une des mesures phare du gouvernement Michel : le tax shift. 

Non sans logique, du reste : la troisième phase de cette mesure centrée essentiellement sur la baisse des charges patronales (via des réductions de cotisations sociales patronales) sera d'application au 1er janvier 2019. Ce dernier volet du tax shift, dont on rappellera au passage qu'il n'est qu'à moitié financé sur le plan budgétaire, fera progresser les salaires nets « poche » de 35 à 47 euros en moyenne, selon les calculs de SD Worx, en fonction du niveau de salaire brut.

© SD Worx

Ce sont les salaires les plus modestes qui voient leur niveau grimper le plus en termes relatifs tandis qu'en termes absolus, les salaires plus élevés se voient octroyer des hausses en montant plus importantes. Une personne touchant 5000 euros de salaire brut verra son salaire progresser de 47 euros tandis que celui qui bénéficie d'une rémunération brute de 2500 euros la verra croître de 36,5 euros. 

Techniquement, si les salaires sont plus élevés, c'est, pour ce troisième volet, parce qu'ils seront taxés davantage au taux marginal d'imposition de 40 % qu'au taux de 45 % dans le cadre de l'impôt des personnes physiques. Globalement, SD Worx a aussi chiffré l'avantage du tax shift à un avantage compris entre 125 et 168 euros, pour la période 2016-2019. Rappelons que ces hausses salariales sont dues au seul tax shift, et ne tiennent donc pas compte de hausses de pression fiscale par ailleurs (comme en fiscalité indirecte - TVA et accises), ni de mesures plus économiques en matière d'emploi par exemple (régionales) qui peuvent aussi avoir un impact sur le salaire net.

© SD Worx