Faits divers On dénombre aussi 90 vols et pertes de plaques d’immatriculation chaque jour.

Si l’on vole en moyenne 12.000 voitures et 1.400 camions chaque année en Belgique, les malfrats s’intéressent aussi à vos documents de bord et vos plaques d’immatriculation. De quoi leur permettre de maquiller des véhicules volés et ainsi pouvoir les revendre, ou encore les utiliser pour commettre des faits répréhensibles.

Jamais ces cinq dernières années, on a déclaré volé ou perdu autant de certificats d’immatriculation qu’en 2017. C’est qui ressort des chiffres obtenus par la députée fédérale MR Caroline Cassart, auprès du ministre de la Justice, Koen Geens.

L’an dernier, pas moins de 55.466 certificats d’immatriculation (cartes grises) ont ainsi été déclarés volés ou perdus auprès des services de police, soit une moyenne de 150 par jour. C’est 20.000 de plus qu’en 2013 !

Et c’est dans la province d’Anvers qu’on enregistre le plus de cas (8.052), suivie de la province du Hainaut (7.947).

Pour ce qui est des vols de plaques d’immatriculation, on en dénombrait 18.664 en 2017 avec un pic important du côté du Hainaut (4.589), suivi de Bruxelles (3.366) et de Liège (2.910).

En ce qui concerne les déclarations de pertes de plaques d’immatriculation, on en compte une moyenne de 43 par jour, soit un total de 15.810 pertes l’an dernier.

Enfin, au niveau des marques de voitures les plus prisées par les voleurs, on retrouve, pour rappel, en tête du top 10 réalisé par la police fédérale, la marque VW. Elle est suivie cette année par Citroen, BMW, Mercedes, Peugeot, Renault, Audi, Opel, Ford et enfin Toyota. Les 4x4 de cette dernière marque intéressent surtout les acheteurs en Afrique en ce moment.

Au printemps dernier déjà, l’inspecteur principal de la police fédérale, Nicolas Branicki, nous expliquait que "Ces véhicules solides conviennent aux conditions de circulation sur place et on constate que les véhicules de cette marque sont surtout volés pour être vendus là-bas. Les hybrides par exemple intéressent particulièrement des acheteurs russes. Mais beaucoup de voitures volées ici sont également revendues en Belgique, en France, en Espagne".

Et le vol de plaques et de certificats d’immatriculation facilite souvent, hélas, ce trafic.