Faits divers Leur propriétaire ne les nourrissait plus et ne les protégeait pas du froid.

Mercredi soir, les inspecteurs de l’UBEAW (Unité du Bien-être animal de Wallonie) ont procédé à la saisie de dix-sept ânes chez un particulier résidant à Fernelmont. Arrivés sur place, ils ont assisté à un spectacle d’une tristesse sans nom : dix-sept ânes se tenaient sur une prairie dans un état de faiblesse et d’amaigrissement total. Ils étaient tous rassemblés sur une petite parcelle de terrain, cherchant à se réchauffer mutuellement comme ils le pouvaient alors qu’un peu plus loin gisait l’un des leurs, mort de froid et de faim. "Le propriétaire a fait l’acquisition d’un couple d’ânes il y a quelques années, mais il n’a pas fait stériliser les animaux, qui se sont donc reproduits entre eux. Il s’est probablement retrouvé dépassé par la situation et n’a plus su nourrir suffisamment ses animaux. Il a reçu plusieurs avertissements de la part de l’UBEAW, mais la situation ne s’est pas améliorée. Ils ont donc ordonné la saisie de tous les ânes. Dans ces conditions, on ne peut pas parler d’une vie mais plutôt de survie où les plus faibles meurent les uns après les autres. Si on n’était pas intervenu, ce serait devenu un cimetière", dénonce Jean-Marc Montegnies, président du refuge Animaux en Péril, qui a participé à la saisie et a recueilli une partie des pauvres ânes.

Six refuges ont dû travailler de concert pour secourir les animaux qui pouvaient encore l’être. Un des ânes est malheureusement mort au cours de l’opération. "Le vétérinaire a tout essayé pour le sauver, il lui a même fait un massage cardiaque, mais il était trop tard. Il était dans un état d’hypothermie grave, sa température était de 32 degrés alors qu’elle aurait dû être à 38. Il aurait dû être dans le coma. Le petit âne est malheureusement décédé dans les bras de la directrice du refuge. Émotionnellement, c’est vraiment très dur. Trouver des animaux morts lors d’une saisie est une chose mais assister impuissant à la mort d’un animal en est une autre", témoigne le président de refuge.

Les survivants sont dans un très mauvais état. En plus d’être faibles et maigres, ils sont couverts de parasites. Certains ont perdu d’importantes quantités de poils à cause de la galle, mais leurs jours ne semblent plus en danger.

Une fois guéris, ils seront placés à l’adoption.

© D.R.
 
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Vingt-trois équidés maltraités saisis

Ce mercredi, l’association Animal sans toi…t située à Viemme, en province de Liège, a aidé à la saisie de 23 équidés maltraités à Raeren. "Nous avons été sollicités par l’unité bien être animal, UBEA, de la Région wallonne afin d’intervenir sur un dossier de chevaux maltraités", indique Fabrice Renard, de l’association. "Plusieurs chevaux pataugeaient dans un bourbier. Ils ne disposaient d’aucun abri et d’aucune surface sèche pour se mettre à l’abri des intempéries et du froid glacial."

Les chevaux n’étaient pas suffisamment nourris. "L’apport alimentaire semble être une des sources du problème, tout comme le surpâturage sur une petite parcelle de terre."

Les équidés étaient dans un piteux état. "Nous avons pu reprendre quatre chevaux squelettiques qui n’auraient certainement pas survécu à cet hiver. Une jument borgne et presque aveugle de l’autre œil est actuellement au refuge d’Animal Sans toi…t. Une jument et son poulain ont été conduits chez Animaux en péril et le dernier cheval est parti au refuge du Rêve d’Aby."

Il n’a pas été facile de mettre en œuvre la saisie d’autant d’animaux et de leur trouver un endroit pour être soignés. "Toutes les équipes et le matériel de cinq refuges ont été mobilisés afin de ramener les animaux vers les installations. En effet, Animaux en péril, Animal sans toi… t, Le Rêve d’aby, Equichance, L’oasis des ânes et Help animal sont intervenus. Notre union nous permet ainsi de sauver et de saisir beaucoup plus d’animaux", conclut Fabrice Renard.

Crédit vidéo : Facebook/Animaux en péril asbl