Faits divers Au total, ce sont pas moins de 11.542 armes qui ont été détruites l’an dernier dans les différents bancs d’épreuves du pays.

La Belgique est-elle toujours une plaque tournante en matière de trafic d’armes ? Certes, la lutte policière en la matière évolue positivement mais des efforts restent à faire. C’est ce qu’estime le député fédéral MR Gautier Calomne sur base de données qu’il a pu obtenir auprès du ministre de la Justice Koen Geens, en matière de destructions d’armes en Belgique.

Différents bancs d’épreuves comme on appelle ces sites gérés par le SPF Justice, permettent la destruction de ces armes, soit saisies ou confisquées par les autorités judiciaires soit tout simplement abandonnées par les particuliers.

On apprend ainsi qu’en 2016, pas moins de 11.127 armes ont été détruites après saisies ou confiscations. Une moyenne de 30 découvertes par jour donc. Pour ce qui est des abandons d’armes par des citoyens, on en dénombrait 415 la même année.

Toujours selon ces données fournies par le ministre Koen Geens au député Gautier Calomne, pas moins de 1.019 autres armes (ou pièces d’armes) ont été neutralisées en 2016. Des chiffres deux fois moins élevés toutefois que l’année précédente. 2015 fut en effet une période record pour le nombre d’armes détruites et neutralisées avec un total de 20.447 pièces pour la première catégorie, et 1.919 pour la seconde. L’accélération d’enquêtes judiciaires, notamment en matière de lutte contre le terrorisme, n’y est sans doute pas étrangère. Mais le combat doit se poursuivre.

"La destruction et la neutralisation des armes à feu illégales contribuent directement à renforcer la sécurité des citoyens. À cet égard, si les chiffres sur le démantèlement des armes après les opérations de saisies et de confiscations sont élevés, en particulier en 2015, il faut poursuivre les efforts pour améliorer encore la situation de terrain. En particulier, les flux des réseaux mafieux et des trafics criminels doivent encore faire l’objet de la plus grande attention, afin que plus aucune arme à feu clandestine et dangereuse ne se retrouve dans la nature", insiste Gautier Calomne.