Faits divers Jan Jambon s’est dit conscient du manque d’effectifs au sein des Centres d’Informations et de Communication du pays.

La promesse est formulée et tend à rassurer le député socialiste Éric Thiébaut. En réponse à l’une de ses interpellations concernant le manque d’effectifs dans les Centres d’Informations et de Communication (CIC), le ministre de la sécurité et de l’intérieur, Jan Jambon (N-VA), a confirmé l’engagement prochain de 42 équivalents temps plein.

Régulièrement, les agents qui recueillent et traitent les appels du 101 dénoncent leur situation : trop peu nombreux, ils sont dans l’impossibilité de répondre rapidement aux appels d’urgence. "Le ministre semble être conscient de la problématique et sensibilisé aux revendications des agents", souligne Éric Thiébaut, qui suit la situation avec attention. "Globalement, il manque près de 25 % de l’effectif nécessaire. Le manque de personnel et donc des délais de réponse trop longs mettent en péril la sécurité des personnes qui ont besoin d’une prise en charge rapide."

De son côté, le ministre confirme une différence entre le cadre opérationnel et le cadre effectif et dit travailler sur deux volets, soit le recrutement de personnel supplémentaire et le développement de nouvelles technologies destinées à mieux répartir le travail. 42 équivalents temps plein seront ainsi engagés. "Ces calltakers débuteront leur formation le 3 janvier 2018. Cette formation s’étale sur quelque quatre mois", précise le ministre. Au 1er avril 2018, ils seront répartis dans les centres des différentes provinces.

Enfin, le ministre ajoute que plusieurs nouveautés viennent soutenir le travail des agents du 101. Citons le développement d’une passerelle entre les agents de la PC et les calltakers des centres d’appels urgents, le lancement de l’application Appli112 qui allégera leur charge de travail ou encore l’introduction du numéro 1722, activé en cas de tempête et permettant de scinder les appels urgents des non urgents.

À plus loin terme, le ministre annonce qu’il prévoit l’introduction d’une structure supraprovinciale destinée à répartir le travail sur tous les centres d’appels urgents du pays, notamment lors des pics d’appels.