Faits divers Pas de rupture de stock à craindre pour les campagnes Bob de fin d’année. Le couac de 2016 ne se reproduira pas.

C’est une certitude : cette année, les zones de police et la police fédérale de la route (WPR) ne manqueront pas, comme ce fut ponctuellement le cas l’an passé, de tubes de prélèvement de sang.

À deux mois du lancement des grandes campagnes Bob de sécurité routière, traditionnellement menées à l’approche des fêtes, Koen Geens a pris les devants et tous les services de police impliqués ont été informés qu’ils ne tomberont plus, comme en 2016, en rupture de stock.

Mieux : plus de 6.307 tubes homologués viennent d’être livrés aux zones qui, à l’instar de celles de Bruges, n’en avaient plus depuis déjà… fin août. Les autres commandes suivront.

Ces fameux tubes de prélèvement sanguin sont un outil essentiel pour le dépistage de tous les conducteurs sous influence.

Toujours pratiquée par un médecin, la prise de sang est légalement obligatoire pour tous les dépistages de produits stupéfiants.

Les zones de police et les unités de police fédérale qui, fin 2016, ne disposaient plus du matériel, étaient dans l’impossibilité de pratiquer sur les conducteurs suspects des tests antidrogues conformes à la loi. Quant à l’alcool au volant, le prélèvement sanguin est requis dans les cas les plus graves où une analyse de l’haleine n’est pas possible ou ne donne pas de résultats fiables.

Le test salivaire ne suffisant pas pour condamner, les zones de police qui n’avaient plus de tubes en réserve lors des campagnes Bob de fin 2016 étaient tout simplement dans l’incapacité de procéder, pour les cas les plus graves, à un constat valable devant les tribunaux. Et vouloir y remédier en s’en procurant dans des pharmacies était inutile : sans analyse sanguine à l’aide du système spécifique décrit dans l’arrêté royal du 27 novembre 2015, aucune condamnation n’était possible.

C’est bien ainsi que Koen Geens l’a compris : "Il ne peut être question ici d’économies acharnées. La sécurité routière prime".

Le marché, d’une valeur de 25.000 euros, avait pris un peu de retard. Mais tout est à présent réglé.

Les 6.307 premiers tubes livrés depuis septembre à la police fédérale et aux zones de police ont été approuvés et homologués par l’Institut National de Criminalistique et Criminologie. Il n’y aura plus de couac cette année.