Faits divers Les évacuations sanitaires des soldats touchent surtout la composante Terre.

En mission à l’étranger, les militaires belges risquent leur vie. Blessés, ils sont souvent soignés sur place par les équipes médicales qui les accompagnent. Il arrive cependant que les soucis rencontrés sur les zones de conflit forcent certains à rentrer à la maison. On appelle cela les évacuations sanitaires. Nos militaires en ont connu 89 jusqu’à la fin novembre 2017. C’était déjà plus qu’en 2016 où l’on en dénombrait alors 67.

Des rapatriements de soldats qui, dans la moitié des cas (54 %) sont motivés par des pathologies d’ordre orthopédique (jambes cassées, etc.). D’autres causes expliquent également ces évacuations, comme les problèmes psychologiques. Ils étaient responsables de 5 % des retours à la maison en 2017. Notons que les soucis ORL étaient à l’origine de 9 % des rapatriements de soldats belges en 2017.

Des soldats évacués dans l’urgence, qui, pour la plupart, se trouvaient en opération ou en exercice au sein même de l’Europe. En ce qui concerne les secteurs les plus touchés, c’est la composante Terre qui a vu le plus d’hommes rentrer à domicile l’an dernier, suivie de la composante Navale, de la composante Médicale et enfin de la composante Air.

"Des manœuvres Iron Wolf en Lituanie, aux actuelles opérations d’entraînement de troupes menées au Mali (European Union Training Mission), en passant par notre engagement en Afghanistan, les forces armées sont mobilisées partout dans le monde avec un haut niveau de professionnalisme. Malgré tout, des accidents et des maladies peuvent survenir, avec des évacuations sanitaires en fonction de la gravité des situations", commente le député fédéral Gautier Calomne (MR), à qui ces chiffres ont été fournis par le ministre de la Défense qui l’a rassuré sur le faible coût de ces rapatriements, organisés le plus souvent via des vols militaires déjà planifiés.