Faits divers La police avait omis, depuis 1999, de les signaler à la Commission des jeux de hasard. On apprend aussi que le personnel civil de la police était nombreux à jouer. Sur un peu plus de 9000, ils étaient entre 1000 et 1100.

La police a oublié, pendant dix-neuf ans, de signaler 9.000 membres, soit le quart de son personnel, à la Commission des jeux de hasard, pour les interdire d’aller au casino, d’entrer dans les salles de jeux et de jouer sur des sites de jeux en ligne.

Entre autres professions (magistrats, notaires…), la loi du 7 mai 1999 sur les jeux interdit aux policiers l’accès aux casinos, établissements de jeux de hasard et sites de jeux en ligne.

Selon nos informations, la police s’est aperçue le 1er juin dernier qu’elle avait omis depuis 1999 d’inscrire une catégorie de son personnel. Elle a subitement décidé vendredi passé d’ajouter aux 40.000 policiers, le personnel civil (comme celui qui travaille en soutien dans les commissariats), qu’on appelle Calog (Cadre administratif et logistique).

9.186 collaborateurs civils de la police (locale comme fédérale) ont brusquement été signalés à la Commission des jeux, et leurs noms ajoutés aux 39.984 policiers dans la base de données, le système EPIS (Excluded persons information system) qui contrôle l’accès de chacun dans le secteur des jeux de hasard. 9.186 civils de la police avaient pu sans obstacle, depuis 1999, jouer et parier en ligne ou aller au casino ou dans des salles de jeux automatiques.

La décision d’ajouter les 9.186 collaborateurs civils de la police n’a pas été prise par la Commission des jeux de hasard. Elle l’a été par le commissariat général, et ce dans la période d’intérim - assuré par Claude Fontaine.

Des collaborateurs civils de la police ne comprennent pas. La Commission des jeux est submergée d’appels. La décision de les exclure a été prise sans les prévenir, disent-ils, et sans explication. Ils ont constaté qu’ils n’avaient plus accès à leurs comptes immédiatement bloqués par les opérateurs.

On s’aperçoit, au grand nombre des réactions, qu’ils étaient pas mal à jouer en ligne.

L’affaire provoque aussi cette polémique. La loi de 1999 sur les jeux est très claire : elle interdit les "membres des services de police. Or, des collaborateurs civils estiment qu’ils ne sont pas des policiers. Chargés de missions allant du nettoyage des locaux à la gestion administrative en passant (par exemple) par la réparation des véhicules, ils ont certes été engagés par la police mais n’ont ni uniforme ni armement, et surtout pas de compétence ni de prérogative de police. Ils se demandent dès lors à quel titre ils sont soudainement exclus, après ne pas l’avoir été entre 1999 et 2018.