Faits divers Chaque année, les parents endeuillés se réunissent dans plusieurs villes de Belgique. 

Ce samedi, une cinquantaine de personnes s’est réunie sur la Place Lucien Gustin de Hannut pour évoquer la mémoire d’enfants morts tragiquement. Cette année encore, des personnes de toute la Belgique se sont rendues à Hannut pour célébrer la fête des Anges.

Lors de cette commémoration, les parents endeuillés ont lu des poèmes, chanté des chansons, mais également réalisé un lancer de ballons au nom de leurs disparus. Cette initiative est née en 2005 à Chastre en France.

À Hannut, il s’agissait de la septième édition. Carine Magnery est à l’initiative de cette organisation. "J’ai décidé de réaliser ce rassemblement pour honorer la mémoire de Pierre, mon petit garçon qui est décédé dix jours après sa naissance", explique Carine Magnery. "Il souffrait d’une malformation cardiaque qui était inopérable. Il est décédé en 2004. Je ne l’ai jamais oublié. Cela me fait du bien de pouvoir en parler car les proches ne comprennent souvent pas que l’on continue de souffrir autant d’années après. Les proches pensent que l’on doit tourner la page, mais c’est impossible. Je ne l’oublierai jamais. Cela fait du bien de se réunir avec d’autres parents qui ont connu le même drame. On en parle une fois par an et cela nous rend le cœur un peu plus léger."

Mais Carine Magnery n’était pas la seule maman éplorée. En effet, d’autres parents se sont déplacés pour évoquer leurs enfants décédés. "J’étais enceinte d’environ 6 mois lorsque j’ai perdu le bébé", indique Sandrine, une maman présente. "J’ai fait une fausse couche tardive. J’essaye de venir chaque année parce que cela me fait du bien. Cela fait 7 années que j’ai perdu mon enfant. Mon mari est d’accord que je sois ici, mais il ne m’accompagne pas. Ma belle-mère par contre n’accepte pas que je souffre. En effet, elle dit que je n’ai pas tenu mon bébé dans les bras avant son décès donc je n’ai pas de raison de souffrir. Je souffre beaucoup de cette situation. Cela me fait du bien de venir en parler une fois par année."